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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 16:35

 

 

 

 

 

 

 

Ce matin les réseaux dits « sociaux » bruissent de leurs petites nouvelles, et font leur buzz avec l’incendie d’un journal satirique. Ce soir la une « du Monde » titre sur cette grande nouvelle.


 Dans le même temps, quelques petits entre filets font état de la mort d’un bébé dans la rue.


Drôle de conception de l’information non ? Choix éditoriaux ok, faits « divers » ok, grandes causes ok mais


Il n’est pas « seulement » mort ce petit, juste avant il est né dans la rue. Une femme, sa mère a accouché sous une tente et personne n’a pu sauver l’enfant.


On (20minutes) nous dit qu’ils sont « de France », ah oui, très important d’être « de France », parce que les autres, peuvent dormir, accoucher et mourir dans la rue, on y fera moins attention peut être ?


 Non ?

Alors pourquoi cette précision ?


Et puis on apprend par des « on-dit » (Le figaro) que les autres enfants de ce couple auraient été placés.

 Ah bon, donc ils sont connus des services dits sociaux, ces parents désemparés sous leur tente ? Cette grossesse devait se voir non ? On devait le surveiller ce nouvel enfant à placer ?


AH non nous dit on,  personne ne savait qu’ils étaient sous cette tente. Personne vraiment ? Quand tu vois une tente dans la rue tu imagines juste que ce sont des déco de Noel toi ? Il y a vraiment quelqu’un la dessous ?


Peut etre mais le 15, le 18, le samu social, la maraude, les associations sont là non ? Heu mais au fait, n’a-t-on pas élagué les budgets de ces associations exsangues qui s’épuisent à tant de misère ? Ces associations qui hurlent depuis des années que tout ça empire, qu’il faut se bouger, créer des logements, accompagner, donner les moyens. Ou es tu l’Abbé qui d’une salutaire colère a su forcer l’admiration et l’action ?On voudrait pourvoir encore crier avec toi.


On ne lit que des « intentions » de tous ces politiques, de tous poils, de tous bords qui préfèrent une campagne future à un acte immédiat. Ils ont du pouvoir, là, maintenant, aujourd’hui, pourtant tous ces élus qui se lamentent que ce gouvernement ne fait rien.


Ils peuvent à leur niveau, se réunir, tous, de tous bords, et se mettre à la disposition de ces associations, toutes, de tous bords. Parce que voyez vous, tous ces acteurs de la misère ils savent eux quelles sont les solutions, chacun à sa façon peut être, chacun avec ses idées, mais avec un but  commun. Ils ont juste besoin de vous Mesdames, et Messieurs les candidats, et autres politiques.


Allez vous enfin comprendre une fois pour toutes que VOS priorités ne SONT PAS LES NOTRES. Vous élire ? Vous réélire ? Pourquoi ? Pour quoi ?


Ah oui c’est vrai je suis utopiste, ou démago, ou naïve, rien en fait, et mes actions sont limitées à un champ d’action de proximité ; il y a certainement des sourires méprisants à lire ces mots je sais, je sais. Je ne suis qu’une maman qui a accouché trois fois, une grand’mère qui a bercé deux petits fils, une ex infirmière qui a vu tant de petits sourires dans les bras de leurs mère, une femme qui pleure en berçant le vide immense de son impuissance.


Quel est donc ce monde qui préfère s’indigner d’une liberté de la presse bafouée par un incendie dont on ignore encore la cause, et qui n’a fait aucune victime, plutôt que de se révolter de la mort d’un enfant, de la détresse des parents, de tout ce qui a mené à ce désastre.

 

Plus facile oui, s’indigner n’oblige pas à l’action, se révolter oui.

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Published by Michelle Bourgoin - dans Coup de gueule
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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 16:58

 

 

 

 

 

 

 

Depuis un moment, je vois fleurir au fil de mes clics, des articles POUR, et des articles CONTRE, l'édition numérique, chacun portant son lot de mauvaise foi, certains allant jusqu'à vilipender l'auteur, l'écrivain qui se fourvoie dans une voie diabolique.

 

Je suis une lectrice acharnée, passionnée, assidue qui se nourrit de ses lectures comme la lionne de ses proies. Chacun peut connaître mon âge, il est celui d'une Grand'mère, mère, femme qui a vécu toutes ces années, un bouquin dans les chiottes, un autre dans le salon, deux ou trois posés à terre, à la tête du lit, quelques uns en attente sur le coin du bureau, au cas où..., et ...de multiples dans l'IPAD! Et là, je me régale, plus jamais je ne serais en manque, lorsque libraires, et bouquinistes auront tirés le rideau pour la pause dominicale.

 

Alors Messieurs, Mesdames, les littéraires de tous poils, les éditeurs de tous niveaux, les écrivains avisés, les doctes libraires, dites vous bien une fois pour toute, que vos avis sur MES choix vous pouvez les garder et surtout, surtout, cessez de penser à ma place!

 

Moi, lectrice depuis plus de 60ans (il semble que j'ai piqué mon premier bouquin à 4 ans, dans le fauteuil de ma grand'mère), je n'ai besoin que d'être enchantée par les mots qui courent et peu importe d'où il courent. Un simple mot peut me nourrir pour une journée et sa provenance m'étonne, me chavire, me rencontre. Dans mon job on a l'habitude de dire : "l'outil n'est pas l'éthique".

 

Et pour répondre à un billet lu ce soir ici :   La battle du numérique  , Grand'mère adore lire 300 pages sur son IPAD (le VAIO est dépassé pour Grand'mère) et elle aime aussi le petit bouquin papier qui se love au fond de son sac. Et ce qui l'enchante le plus, c'est d'ouvrir un carnet pour y poser des mots...qu'elle rapporte ici parfois, ou pas. Le vieux stylo Mont-blanc, cadeau plein de tendresse, pose son écriture pour que les clics ensuite se les approprient.

 

Il n'y a pas de bataille à gagner, il serait temps de le penser, puis de le décliner. Le lecteur n'est pas la finalité de tous ces métiers?

 

Sur ces quelques lignes, bonsoir à tous, je file à mon IPAD, et je m'en vais choisir chez un éditeur numérique, le "savourage" de ma soirée.

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Published by Michelle Bourgoin - dans Coup de gueule
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 17:53




Je sais, je suis en retard, mais j'ai des excuses : je viens seulement de visionner les dvd des enfoirés de cette année, et une fois de plus, ils enchainent l'émotion, l'énergie, l'humour.

20 ans plus tard, les mêmes, d'autres, les nouveaux, qui tentent de changer un monde qui se refuse à bouger d'un pouce.

20 ans plus tard, les bras ballants d'impuissance, on la cherche cette p......d'idée qui nous fera fêter une dissolution...

Rien à dire de plus, seulement que ces Enfoirés là devraient encore faire des petits, pour nous bouger l'âme et le coeur : peut etre alors, l'idée arrivera...

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Published by Michelle Bourgoin - dans Coup de gueule
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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 15:19

Le monde marche sur la tête.


Dans le même temps on nous annonce un projet pharaonique pour le zoo de Vincennes : 130 MILLIONS D EUROS pour mettre des animaux en prison, et ...la mort de 5 SDF fautes de moyens...L'an dernier, on comptait 15000 ENFANTS (Source Le Parisien 19 mais 2007) sans domicile fixe...Et des fonds "privés" construisent à Paris,  en 2008, une prison dorée pour des animaux qui seraient certainement plus heureux dans un autre environnement, qu'une ville poluée...


C'est quoi cette société où ces parallèles se font sans aucune réaction? De plus en plus, je suis attérée des annonces faites dans les infos : nous passons d'annonces dramatiques, à des querelles de clocher, d'annonces ridicules à des drames évitables. S'il est possible de trouver des fonds dits "privés" pour construire un super zoo de luxe, alors pourquoi n'est il pas possible de trouver aussi des fonds priviés pour les petits qui vivent au jour le jour d'un lieu à l'autre?.


Parfois j'imagine ces petits, serrant leur doudou dans leurs mains, de peur de les égarer...


Et je ne sais que faire, mesurant mon impuissance devant tant d'injustice. Pour Noêl, je voudrais...que quelqu'un ou quelque chose me donne cette idée, ce souffle, cette énergie, qui ferait une différence, si minime soit-elle, pour tous ces enfants perdus. Je n'ai aucune comptétence, dans ce domaine, je ne sais vraiment pas si je serais efficace, mais je me dis quand même qu'il doit bien être possible de trouver des solutions innovantes, des générosités insoupconnnées, des personnes compétentes qui seraient d'accord pour guider peut etre une nouvelle association (une de plus, mais y en a t'il jamais trop) afin de solliciter ces "fonds privés" puisque les fonds publics sont utilisés à autre chose. Si  chacun cherchait son "talent" particulier, et acceptait de le mettre à disposition pour un tel but, peut etre pourrions nous, changer le monde cette année.


Mais peut-être suis je encore dans l'utopie et la méconnaissance. Il y a tant d'associations qui luttent aujourd'hui dans ce domaine..Peut-être n'aurais je pas cette idée novatrice, inconnue jusqu'ici, ce souffle volontaire, qui ouvrirait une porte encore jamais ouverte. Je ne sais pas, mais je crois oui, je crois, que nous avons tous le DEVOIR D'INDIGNATION devant ces dépenses ridicules et ces souffrances injustes.


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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 16:49

Depuis quelques jours, des articles, des émissons télévisées, des émissions de radios se répandent en propos pour le moins étonnants.


L'éducation nationale est en grève ok

Les parents ont des difficultés pour faire "garder" leurs enfants ok


Et le sujet principal de toutes ces interventions : le mode de "garde" des enfants...


Et depuis quand l'école est -elle une garderie? Depuis quand, traites t'on d'un sujet sans traiter le coeur du sujet?


NON, je ne juges pas les profs qui se mettent en grève,

NON je ne juges pas les parents qui se battent dans un contexte difficile


Je tente simplement de comprendre où est le coeur du sujet : l'école est obligatoire, l'éducation dite "nationale" a un rôle de transmission de la connaissance, et jamais, elle n'a eu pour vocation de "garder" des enfants. Alors, pourquoi aujourd'hui, nous serines t-on à longueur de journée, des analyses de situation biaisées, partant de deux poles identifiés comme étant concernés par les problèmes engendrés, sans JAMAIS mettre l'enfant au coeur du sujet.


Il en pense quoi le petit qui va à l'école chaque jour pour APPRENDRE? Il est bien dans le sujet, mais en filigrane, petit fantôme qui donne la main pour aller vers son avenir, sans bien savoir "quand c'est l'école, quand c'est la garderie"...


Le mode de garde et l'école sont pour moi deux choses totalement différentes. L'un est du ressort des parents, l'autre concerne l'éducation nationale.


Oui, mais me direz vous, lorsque l'école est obligatoire, la grève entrave le processus éducatif de l'enfant. OUI mille fois OUI, et alors? Est ce une raison pour présenter ces sujets des seuls points de vue des enseignants ou des parents? Quand verrons nous une émission portant sur ce sujet, rassemblant non pas des "parents-d'élèves" ou des représentants de l'éducation nationale, mais des représentants de "l'ENFANT, de ses rytmes, de ses besoins, de ses attentes.?


A trop parler de modes de gardes lors des grèves, nous donnons l'image d'un pays où l'école est une garderie, où l'on apprend quelque chose. Belle image en vérité. Avec les rythmes scolaires en conformité avec les attentes des parents, avec des vacances qui ne tiennent compte que de l'économie des régions, avec samedi sans école, des mercredi où l'on se lève tôt, des horaires à rallonges, ou raccourcis...l'enfant n'est pas pris en compte, son rythme est bafoué au sacro-saint nom de l'ADULTE qui sait...


Il serait temps d'ÊTRE AVEC nos enfants, et pas A COTE de nos enfants. Vouloir légiférer pour un mode de garde obligatoire, pourquoi pas, mais alors, donnons nous les moyens de le faire, retrouvons la solidarité qui fait que l'on dit qu'il faut "tout un village pour élever un enfant", regardons l'enfant et ses besoins, pour poser en face de vraies solutions où la garde de l'enfant entre aussi en résonnance avec son épanouissement, et cessons de raisonner en terme d'économie au détriment de l'enfant.

 


Le sujet de ce post n'est pas une polémique sur les Parents, les Profs, les modes de garde, ce n'est qu'un coup de gueule sur LA PRESENTATION des évènements faites par les médias, qui ne prennent pas la peine de s'investir dans un vrai débat, et qui se contentent de "saisir" un sujet pour en faire une émission mille fois entendue, mille fois redites.


La seule question que l'on devrait poser est : Et l'enfant dans tout ça, il est où, il vit comment?


Nous sommes en train de fabriquer une génération de déracinés : garderie, école, garderie...et un jour parfois, garderie, garderie, garderie...Oui, nous marchons sur la tête, et nos grands "parlants" se gargarisent de belles envolées sur cette "garderie obligatoire" qui ne peut être mise en route faute de moyens. Et si nous utilisions ces moyens pour une réflexion plus axées sur les vraies besoin de nos enfants???

 




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