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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 09:15

Bonjour! Dit le marchand

C’était un Marchand de pilules perfectionnées, qui apaisent la soif. On en avale une par semaine et l’on n’éprouve plus le besoin de boire.

Pourquoi vends-tu cela? Dit le Petit Prince.

C’est une grosse économie de temps, dit le Marchand. Les experts ont fait des calculs; on épargne 53 minutes par semaine.

Et que fait-on de ces 53 minutes?

On en fait ce que l’on veut…

Moi, dit le Petit Prince, si j’avais 53 minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine. » 

A.de St Exupéry. Le Petit Prince

 

ALors voilà, j'essaie moi aussi comme le Petit prince de marcher doucement vers mes fontaines, mais chaque jour je me retrouve à chercher la pilule miracle qui me fera "économiser" du temps. Je fais tout à l'envers , commençant par l'ordinaire, le quotidien parfois inutile, pour finir en toute hâte par râter l'Essentiel. Je cherche l'impossible, tout "avoir" et tout "faire", alors que je sais bien qu'en marchant vers ma fontaine, je me contenterais d'"être" quelqu'un qui cherche une fontaine... J'aime bien ce Petit Prince, il me parle souvent...Gestion du temps nous dit-on? Pfff, pourquoi gérer l'ingérable? Une journée a 24 h, nous ne gérons rien du tout si nous voulons gérer le temps. Je crois bien que ce que je peux "gérer" est tout simplement ce que je mets dedans. Le choix d'être pleinement dans l'instant.

 

 

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Published by Michelle Bourgoin - dans Méditation du jour
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 00:34
24 mars 1971...J'ai 24ans et dans quelques heures, je serais maman. Je ne dors pas car je sais que c'est aujourd'hui, je le sais, ne me demandez pas comment, je le sais. Je ne dors pas puis je m'endors ...pour être réveillée à 5 h du matin.

Alors en riant, je secoues ton papa : hé, c'est le moment, je files à la douche même si "on" m'a dit que non, surtout pas, quand on perd les "eaux", il faut se précipiter à la maternité. Je m'en moque, j'ai 24 ans, et comme me le dit mon fils : "tu n'étais pas finie maman à 24 ans." Donc, je me moque de ce que l'on peut dire : je n'irais certainement pas à la maternité, accueillir mon premier bébé, sans me laver longuement, en caressant ton nid, en te parlant aussi : et oui, on va se voir enfin, ne crainds rien petit bébé, la vie, c'est tout simple, et il y aura du soleil pour t'accueillir.

Bon, on prend la voiture, et je me dis que si c'est juste "ça", pffff, trop facile, même pas mal...

Sur le périphérique, et oui, nous n'avons pas choisi la facilité, l'hôpital est dans Paris, nous, en banlieue nord à l'époque, donc nous prenons le périphérique et là....surprise....pleins de camions bloquent le périph : déjà le mois de mars se voulait manifestant.

Toujours "même pas mal", je rigoles, et je bavardes avec ton papa, qui lui, n'en mène pas large, mais ne dit rien, fidèle à lui-même : quand je parles, il se tait, du coup, il ne parle pas beaucoup.

Arrivés dans cet hôpital assez gris, un peu hostile, style "usine" où l'on ne connais personne, et où, comme il se doit, "on" me montres une chambre...Zut, il y a déjà quelqu'un...En fait, au bout d'un moment, je serais super contente que cette "quelqu'une" soit là, avec moi, parce que le personnel lui,se moque totalement de nous.

Mêêêêême ppppppppaaaasss mmmm....et non , mais si, mais ohhhhhh ca fait mal alors là, je suis furieuse, je croyais que ....mais bon, le temps passe et de 6h du matin à presque midi, stoïque, je souffle, je soupire, je gémis, je tourne, me retourne, et ....ma voisine adorable, finit par gueuler haut et fort que si personne ne vient me voir, c'est ici que le bébé va naître, là, maintenant, tout de suite, et elle est bien placée pour le savoir, elle en a un déjà de petit, et le second lui la cloue au lit car il s'annonce trop tôt.

Tient c'est drôle, je rigole en voyant un charriot arriver poussé par chaipakijm'enmok, il faut en plus grimper là dessus. Ma voisine m'encourage en secouant le "chaipakijmenmok" pour qu'il accèlère.

Et ton papa lui, pendant ce temps, est retourné à la maison, démonter son réveil (heu je crois que c'était un réveil).

Ensuite, ensuite, tu es arrivée, on m'a dit : une petite fille et...un rayon de soleil alors t'a caressé, comme si ma propre mère nous envoyait sa tendresse comme je lui avais demandé, dans mes rêves les plus fous.

Oh dit la sage femme, son pied....Et moi horrifiée, je veux savoir, je veux te voir, on te lève en l'air, on t'emmènes et on m'endors...Grrrrr, je crois bien que ma colère est restée figée malgré l'anesthésie;

Réveil pénible : je marmone,mais personne ne s'en préoccupe, et dans une torpeur infinie j'entends que l'on dit à ton papa : revenez à 16h elle n'est pas réveillée....MAIS SIIIIII, mais...bon, tant pis. Je crois bien que j'ai pleurée, là, toute seule, dans cette salle vide, les mots ne venant pas encore de ce sommeil artificiel, de toute mon âme je te voulais, de tout leur "savoir" ils nous séparaient.

Une chambre seule, pour une infirmière, "vous l'avez bien méritée"...Pourquoi? Il faut être infirmière ici pour "mériter" une chambre seule...

Et toi, petite douce, qui n'avait pas pleuré, juste piaillé comme un oiseau endormi, où te cachait-on?

Et ma fille, ANNE, ma toute douce, mon bébé, vous me l'amenez quand? Ah oui, o fait, le bébé, attendez....
Deux heures j'ai attendu, on est trop con à 24 ans, aujourd'hui, je hurlerais, je me lèverais, je secouerais ce monde froid de toute ma fureur de mère louve...

Et je me penche sur un berceau, petite bouille étonnée, yeux fermés très fort : "je veux pas voir, je veux pas voir, je veux pas ce monde, je veux pas c'est froid, inhumain, ya même pas de maman, non c'est pas vrai, ya pas de maman, je veux retourner d'où je viens, je voulais pas venir d'abord c'est mon frère qui m'a poussé" (bon ca c'est toi qui me l'a dit bien plus tard, mais tout ton être le criait)  Et ton pied au fait, il avait quoi? Rien de grave, on l'a soigné à coup de chatouillis avec une brosse à dent pendant 6 mois, et quelques passages chez le kiné.

Et paf, grève de la faim : quel boulet déjà à 5h de vie, une mule têtue, qui fermait les yeux, qui ne pleurait même pas, qui se réfugiait dans un sommeil sans fin. "On" venait à l'heure de la tétée, te taper sur les couches, et devant mon air horrifié (je te planquais sous les couvertures), "on" me disait : c'est pour la réveiller.

  Mais moi, pauvre baluche, j'ai mis 11 jours à me fâcher pour de bon : "je signes une décharge et je m'occupes MOI, de la nourrir ma fille, et VOUS taisez vous"....11 jours, on est con et naïf à 24 ans, en 1971, quand on est seul sans sa famille, sans une "maman" qui aurait su, elle, comment réagir. Mais bon, finalement je suis assez fière de nous : on les a eu, non mais, tous ces savants médicaux, on a tout fait comme il faut, parce qu'aujourd'hui ma douce, ma fille, ma toute première, 38 ans plus tard, je te souhaites

UN BON ANNIVERSAIRE...


et moi je sais que ce jour-là, où nous sommes sortis de cet hôpital gris et froid, le monde m'appartenait, personne, jamais, plus jamais, ne nous séparerait : nous sommes une famille, trois c'est une famille. Voilà toute la fierté d'une maman de 24 ans portant son tout petit enfant comme un étendard dans cet hôpital qui, finalement était très sympathique, charmant, ensoleillé...le jour de notre départ. Papa, toi et moi, tout fiers, devant le soleil, tes yeux grands ouverts, tu as piaillé une fois pendant le trajet, et à l'arrivée, dévorée comme un ogre. JE LE SAVAIS....

38 ans, tu n'es plus une enfant, pourtant, comme chaque année, je te l'écris : il y a 38 ans, tu étais toute petite "comme ça", et j'ai encore ce soir, les bras en berceaux, comme ce matin-là de notre retour à la maison, te berçant tendrement en chantant la chanson douce que me chantais ma maman...

Les kilomètres ne font rien à l'affaire Anne, ma fille,  et tes 38 années non plus : toujours tu seras ma toute petite à moi, ma si grande, ma douce, ma rageuse, mon impétueuse, mon tout petit bébé je t'aimes et j'aimes la femme que tu es aujourd'hui.

Bon anniversaire nous deux, c'est une belle rencontre que le premier regard du petit vers sa mère. Chaque année, il revient du fond des âges, du fond du coeur. Je t'aimes tant tu sais, je t'aimes tant.



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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 22:11
je me sens mère universelle, pieuvre tentaculaire qui étire ses tendresses au-delà des frontières. Les départs sont des vagues d'espérance, les arrivées des ports en fêtes, et l'entre-deux, je vole sur un nuage qui m'éloigne des uns pour mieux joindre les autres.

Deux petits garçons s'aiment, malgré tant de distance, ils sont les fils de mes filles et déclarent chacun, que l'autre est "son" cousin, unis par un amour impossible à mesurer par des kilomètres, ou du temps de voyage.

Certains disent "quelle malchance" ils sont loins...Parfois je me le dis aussi, ayant au fond de moi comme une tempête de chagrin, mal digéré, pas terminé. Pourtant, la distance n'est que le signe d'un ailleurs, où ils vivent chacun dans la joie d'une famille heureuse. Il m'arrive c'est vrai, de regretter de n'être pas cette grand'mère abusive, qui chaque mercredi, se "prends" les petits, qui, certains soirs de sorties parentales pourrait inventer le monde  de l'enfance, la complicité et les gateaux au chocolat. Parfois oui, il m'arrive de vouloir cette vie là...

Mais bien vite, je retrouves le sourire de Tom, sur la dernière photos, et son air pensif lors de notre visite au musée de l'aviation : nous n'avions ni l'un ni l'autre très envie de les voir ces avions, mais nous avons profité à fond de ces heures à nous, flanant derrière le bombardier, grimpant sur le faux hélicoptère, découvrant le bruit des avions de guerre,et repoussant la guerre, nous retrouvant avec sa mère, derrière une cabine à piloter...Dans ses yeux j'ai fait provision d'évasion, et dans ses mots, son cousin trouvait sa place : tu lui diras grand'mamie, à Joseph, qu'on a entendu les bruits des avions de guerre...mais tu lui feras pas peur, c'est pour du faux..

Je retrouve aussi, l'énergie fulgurante du petit Joseph, qui déclare  : "tom c'est chez moi qu'il viendra", et tu sais quoi Grand'mamie, moi j'ai trois ans etdmi.

Et je ris en pensant que bientôt, très bientôt, je me ferais un break chez  Cédric et Sophie, halte bienfaisante où je me pose avec amour, dans une débauche de films, de vidéos, de coups de coeur déco, de tendresse tout simplement.

ALors je n'ai plus envie du tout d'une autre vie, celle que j'aurais choisie, parce que celle que j'ai lors de ces visites au QUébec, et des retours en France, c'est la seule qui vaille la peine d'être vécue : c'est leur vie et c'est la mienne aussi.

Du coup, me voilà grand'mamie balladeuse, pleine de résolutions pour me remettre "en forme" : il faut prendre soin de soi si l'on veut à tout âge, grimper dans un avion, pour le rendez vous d'amour des enfants, des petits enfants.
Et plus tard, lorsque les avions seront trop compliqués nous inventerons nos rendez vous du "coeur", en pensant très fort que la distance n'est pas l'absence.....

Ce soir, je suis comme une étoile dont les branches touchent le monde, et vibrent à chaque coin de la planète où se cachent mes enfants.

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 22:27

Il y a 11 ans, j'ai écrit ce texte, après le départ de ma fille et de son amour, pour un nouveau pays qu'ils se sont choisis. Aujourd'hui, en visite chez eux, et en ballade avec eux à Ottawa, je me dis qu'il est plus que jamais d'actualité...



Toute petite déjà elle ne rêvait que grands espaces, pays lointains et, le soir dans son bain, faisait rêver son frère en lui disant : 

Tu sais moi, je partirai loin, très loin et j’irai même très loin comme ….l’Italie… 

.En fait, l’Italie, c’est lui qui y a été, mais ceci est une autre histoire dont je vous parlerai peut être, un soir de nostalgie où le cœur d’une mère louve sera en mal de son petit loup ….Ce soir je vous parlerai de la petite louve, première en son rang dans une fraternité de trois.

 

Est-elle partie me direz vous ? OUI !!!!!!!

Elle est partie loin, si loin, très loin, trop loin parfois et pourtant toujours si proche, si terriblement là.

 

En fait, le cheminement qui est le leur a été long, avec des annonces du type : « allo maman, dis-moi, j’ai un truc très important à te demander, c’est grave, tu sais ». Mon cœur de mère s’affole, sont-ils malades, a t’elle des ennuis. » Tu dirais quoi si au Canada on demandait la nationalité canadienne ? Ouf, mon cœur se calme, et le rire qui répond à sa demande semble la rassurer. Mais bon, voilà comment mère d’une petite française on se retrouve maman et grand-maman de canadiens bon teint. On se refait une hérédité d’un coup de fil, car je gage que mon accord n’était que de principe, la décision semble prise.

 

Des démarches qu’ils entreprirent, je n’ai que le souvenir de grands espoirs puis de grandes déceptions, de confidences difficiles sur les décisions que cela engendre, de bilans et de plans d’actions écrit et mis en œuvre pour que tout se fasse en temps et en heures, et de joies magnifiques, d’espoirs insensés, de rêves d’avenir.

 

Comment vivent les parents de ces drôles d’enfants pour qui le monde est leur jardin ? Bon, je vais tout vous expliquer, car l’idyllique description d’Anne demande à être tempérée par la vision maternelle d’un départ annoncé . J’ai rédigé les dix commandements (qui sont devenus 15, désolée) de la mère de l’expatriée.

 

1.     Tu ne penseras ni n’exprimera que c’est aller bien loin pour se retrouver soi – même. Ceci est une expérience qui n’appartient qu’à l’expatriée, elle doit la vivre même aux dépends de sa mère éplorée.

 

2.     Tu chériras le bonzaï de l’expatriée et chaque matin tu te désoleras de le voir crever dans un coin : n’avait qu’à la suivre quoi , c’est vrai, non. Et tu offriras au ficus de l’expatriée la meilleure place dans ta vie  et chaque jour etc….non celui-là résiste encore, mais combien de temps ?

 

3.     De l’appartement de l’expatriée tu ne feras pas ton oratoire de souvenirs : s’ils t’ont donné les clefs, c’est juste pour que tu le vendes, pas pour que tu y retrouves l’odeur de l’expatriée, ni pour t’émouvoir sur les restes du frigo.

 

4.     Tu soutiendras l’expatriée dans chacune des étapes de l’obtention du visa en évitant de les laisser voir ton sourire en coin : quelques mois de plus c’est toujours bon à prendre.

 

5.     Tu participeras avec joie à la fête organisée pour l’obtention du visa en évitant de laisser voir le blues qui pointe en ton cœur de « louve de mère » à l’idée que son bébé louve a trouvé un territoire plus vaste.

 

6.     Tu recueilleras avec tendresse les émois, les coups de cafards, les angoisses des deux expatriés chaque jour trois mois avant le départ. Chacun son tour y allant de « j’suis déjà parti, c’est super » alors que l’autre se dit «  nos amis, nos meubles, nos habitudes, nos familles ouïe «  tout cela avec bien entendu une parfaite maîtrise de tes propres états d’âmes fluctuants : S’ils sont heureux, tout va pour moi, oui mais 6000 km et un océan c’est loin pour arriver si ca va pas, oui mais la joie et le bonheur qui les anime etc….. (Journal détaillé par étapes sur demande pour toute future mère d’expatriée….)

 

7.     Tu t’initieras avec application à icéqu, le wouaibe, internet et l’informatique sans juger ni tempêter : la machine n’est responsable que des clics que tu lui mets et l’expatriée n’y peut rien, son frère par contre pourrait m’aider un peu plus quoi c’est vrai, non mais, c’est pas parce qu’il est lui aussi expatrié (ceci est une autre étape de la complainte de la mère de l’expatrié, à suivre) qu’il faut me laisser tomber devant une machine hostile et complètement bornée . (il n'est plus à ce jour expatrié, mais 600 km c'est loin quand même :))

 


.  8 Au déménagement tu donneras le coup de pouce essentiel : sans problèmes tu recueilleras les invendus, et s’il le faut tu achèteras les invendables pour cause d’attachement ou autre.

 

9.     Et le jour du départ, la malle encombrante tu chargeras, le sourire aux lèvres et le cœur en berne.

 

10. Sans hurler tu accepteras que la chatte de l’expatrié te laboure la main quand tu aideras à lui donner le remède contre le mal de l’air : l’est trop vieille pour la saccager, l’est trop peste pour y remédier, l’est trop douce pour lui en vouloir.

 

11. Et lorsque tu les verras tout à coup, si vite,  lentement mais trop vite, s’élever par cet escalator lumineux, alors tu pourras laisser ton cœur rire et pleurer à la fois tout en fredonnant la chanson qui dit que « l’horizon est ta maison….. » Un destin se forge à la hauteur de leurs rêves, ils sont allés au bout de leurs rêves, rien de mal ne peut plus leur arriver………..

 

12. Et lorsque ta voiture reprendras, évites de passer par la case « faut que je passe chez l’expatriée pour ranger, nettoyer, récupérer l’aspirateur » parce que là je te jure, tu craques comme c’est pas possible, et non ils ne t’ont pas laissé les clefs pour nourrir ta nostalgie. Heureux, ils sont heureux, alors toi, t’as l’air un peu bête de vivre dans tes souvenirs alors qu’ils sont en train de te fabriquer un avenir………..(Pour « l’avenir », il a 9ans et des poussières. C'est lui qui m'a donné ma première leçon de "grand'mamie", me faisant passer de"mère" de l’expatriée à Grandmamie d'un petit Caribou, ce matin d’été où il nous est arrivé…..)

 

13. Une pendule tu achèteras, où tu écriras « Québec », ce qui pendant quelques temps déstabilisera le père et la sœur de l’expatriée jusqu’au moment où tu leurs dira que « c’est l’heure du Québec pour éviter de les réveiller en appelant chaque jour ».

 

14. Fidèle cliente des PTT tu deviendras, et chaque jour pesteras sur les clics qui ne cliquent plus, les sites qui se ferment, les messages « erreur fatale » qui condamnent ta machine à une mort certaine.

 

15. D’une bonne dose d’amour tu te blinderas, d’une bonne dose d’humour tu consommeras, et chaque jour regardera, le ciel ou les étoiles, puisqu’il paraît qu’il est le même ici et là-bas. Un pont sur l’infini qui nous relie, enfants du monde pour qui l’horizon est la maison….Je vous aimes.

 

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Published by Michelle Bourgoin - dans LA VIE tout simplement
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 23:55


C'est une histoirer pour les enfants, les grands enfants, et les petits, écrite un soir de juin, pour Johanne, sur son blog, dans la chambre d'à coté.


Installons-nous autour du feu, le zèbre s'est endormi et la girafe aussi. Joseph depuis longtemps a fermé ses yeux, mais comme tous les petits garçons, ses rêves sont des histoires qui sont la vie qui sont un rêves qui est la vie qui est un rêve...Il était une fois le rêve de Joseph...

Un petit oiseau bleu (pourquoi bleu? et pourquoi pas?)Se trouve sur le chemin. Un oiseau qui marche c'est un peu maladroit. Il tangue, il avance, il picore, il sautille, il tente d'ouvrir ses ailes. Joseph le regarde sans bien comprendre : un oiseau qui marche, c'est un peu maladroit, c'est comme un zèbre sans rayures, où une girafe sans tâches. (Non, ne réveillons pas le zèbre, on est trop nombreux dans la pièce à côté).

Intrigué, étonné, Joseph s'avance un peu. L'oiseau est affolé, inquiet, fatigué. Il tente vainement de déployer ses ailes, et reste sur le chemin. C'est un rêve n'est-ce pas? En rêve tout est possible, Joseph peut être très grand, très fort ou très petit. Là il se dit qu'il lui faudrait, pour comprendre l'oiseau, devenir plus petit. Il se concentre fort, ferme les poings, devient tout rouge. Pfffffff. Le voilà si petit que l'oiseau lui parait un géant. Bon, raté pour cette fois, il me faut recommencer se dit-il : Pffffff. Ayé, tout juste la même taille, tout pareil et tout bleu (nan ce n'est pas un schtroumpf Joseph) aussi. L'oiseau bleu et l'enfant bleu se regardent : Celui qui tanguait, hésitait, se cognait au chemin devient tout à coup plus hardi, il s'approche du petit. Joseph tend une main, prends un bout d'aile, et doucement la déploie. Il tend l'autre main, prend le bout de l'autre aile et la déploie aussi.

Cahin-caha, l'oiseau bleu et l'enfant bleu avancent sur le chemin. L'un regarde devant, l'autre veille sur l'arrière, en tirant le premier, l'accompagnant dans sa difficulté.

Pourtant, le chemin est toujours aussi difficile pour l'oiseau. Il se dit que l'enfant est bien gentil, qu'il le soutient, mais comment pourrait-il voler avec quelqu'un qui regardes derrières?

Joseph baisse les bras, s'arrête, et médite un moment. Et oui, les enfants ça médite mais on ne le sait pas : quand on joue on médites, quand on est joyeux on médites, quand on est concentré sur les petites voitures on médite. Donc, Joseph joue avec des cailloux dans sa main et médites. L'un des cailloux ouvre grand son bec (et oui, dans les rêves les cailloux parlent et ont un bec, tout est permis dans les rêves), donc il ouvre le bec, et lui dit : gros ballot, te voilà tout petit, et tu fais comment maintenant pour que l'oiseau s'envole, tu lui mets un coup de pieds aux fe...es? (Non, dans les rêves on est pas obligé d'être grossier, mais bon, un gros mot de temps en temps....)

Joseph se dit : hum, hum, être petit et bleu, ça n'a servi à rien. On a avancé de quelques centimètres, on est très fatigués, et l'oiseau commence à me regarder de travers. Mais d'abord pourquoi il ne peut pas voler hein? J'y peux rien moi, chui pas un grand.

Hé???? chui pas un grand????Ben si, dans les rêves, on peut être grand. Pffffffff il se concentres, et bangggggggg, Joseph est trrrrrrès grand tout à coup. Il touche la cime des arbres. Ah zut, il est encore bleu. Pfffffffff, je choisis quelle couleur là, tout de suite, pour maintenant? Rouge? Heu c'est un peu hard comme couleur, c'est bien pour agir, pour aller de l'avant, mais pour aider un petit oiseau bleu...Alors, jaune peut être, comme le soleil : ca réchauffe, et les plumes s'ébouriffent au soleil. Mais jaune et bleu, ca va ensemble? Ca fait du vert. Le vert c'est la couleur de l'amour universel il paraît. On essaie. Pfffffff Le voilà d'un beau jaune soleil. Joseph est immense et jaune soleil.

BOn, oiseau, tu m'entends....Et là, l'oiseau terrorisé, ne peut que faire un "cui" timide, même pas un cuicui comme un oiseau en bonne santé, sûr de lui, juste un "cui". Il se plaque à terre, et ne bouge plus d'une plume.

Ben cé moi l'oiseau, tu ne vois pas. Chui tout jaune pour que ton bleu devienne vert, que tu puisses voler, que.....vient quoi. Et il tend une main pour prendre un bout d'aile. Mais la main est si grande, si grande, qu'il ne peut rien faire sans risquer de blesser l'oiseau. Finalement, l'oiseau se rassure, et grimpe dans sa main.

Ils avancent sur le chemin, l'oiseau ne dit plus rien, et au fur et à mesure qu'ils avancent il devient terne, d'une vert pâle triste, et le jaune de Joseph est tout terne aussi. L'un et l'autre sont frustrés :l'oiseau ne vole toujours pas, et Joseph se voit condamner à marcher avec un oiseau handicapé. Finalement être grrrrand et jaune, ce n'est pas non plus la bonne solution.

Alors Joseph s'arrête et s'assoie sur une pierre de mousse (ouiiiiii d'abord, en rêve les pierres sont de mousse aussi).IL pose doucement l'oiseau bleu sur le chemin et il médites en traçant sur la terre des arabesques de routes pour les petites voitures. AYéééé, je SAIS. Je dois apprendre moi à voler pour lui apprendre à lui. Mais pour bien lui apprendre, il me faut faire le même poids que lui, et garder ma couleur à moi. Faire le même poids pour ne pas l'induire en erreur : je dois m'adapter à lui. Et garder ma couleur, pour que mon esprit reste aussi vif, pour pouvoir lui transmettre, car si je prends sa couleur, je prends son esprit et comme lui ne sait pas voler....C'est la quadrature du cercle ce truc.

Bon, alors un grand Pffffff pour reprendre ma belle couleur à moi (il est comment Joseph hein? C'est qui qui sait comment est Joseph : demandez à Aghui quand les guilis du matin courent sur sa peau tout chaude, Joseph est comme un pain tout frais, sa peau a la couleur du miel clair, et il sent le bébé chaud.)Donc le Pfffff étant fait, il lui faut maintenant, faire un autre grand PFffffff pour reprendre la taille et le poids du petit oiseau bleu.

Voilà Oiseau ce qu'on va faire, je vais monter dans l'arbre, et sauter. Reste en bas et regardes. Après c'est ton tour hein, regardes bien.

Branche après branche, il monte en s'écorchant les genoux, les bras, la figure. Enfin, le voilà tout en haut. Il respire très fort, et oui, il se souvient qu'il est "en rêve", donc tout va bien, et FFFFFFFFFF....il saute. Et Plaf il tombe comme un caillou pour atterrir sur les cailloux mousse ouf...L'oiseau rigole un peu sous une aile....c'est drôle ce petit gars si fier qui vient de se scratcher sur une grosse boule de mousse. Joseph est furieux, il grogne et peste : t'a qu'à te débrouiller enfin, t'a même pas regardé.

L'oiseau vient doucement vers lui, si si je t'ai regardé, mais moi tu sais, je ne pourrais jamais tomber comme ça, j'aurais trop peur, té quelqu'un de courageux...

Bon, Joseph se lève, enlève les brindilles de ses vêtements, et regardes son pote l'oiseau bleu. Dis donc toi, t'a un avis sur comment je peux t'aider à voler? Parce que moi tu vois, vu que je ne sais pas voler, j'ai du mal. J'ai tenté d'être comme toi, de ressentir comme toi, et ça n'a pas marché. J'ai tenté d'être plus fort, plus grand, et de faire ce que tu devrais faire, et ça n'a pas marché, alors tu vois, je ne sais pas quoi faire pour toi. Je me sens inutile, impuissant, je voudrais tant t'aider.

Ben tu sais dit l'oiseau, doucement, je me demande en fait si je ne sais pas voler. Je crois que je sais, mais je ne savais pas que je savais. Peut être que si on en parlait, que tu m'expliquais par exemple comment toi tu a fais pour apprendre à marcher, je trouverais comment moi je peux apprendre à voler.

Joseph s'est penché, a pris l'oiseau dans sa main, lui a dit plein de choses dans son oreille d'oiseau, l'a caressé doucement, l'a bercé un peu aussi. Il a pris le jaune du soleil pour lui chauffer le cœur, le vert de l'amour pour partager son âme, le bleu de l'oiseau pour la liberté et...il l'admire encore, là, maintenant, parce que Joseph lui, IL DORT....

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Published by Michelle Bourgoin - dans Confiance en soi
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 13:16

Il y a quelques temps, je vous ai écrit le message qui suit. Depuis, malgré vos bonnes résolutions, je n'ai pas vu les furets moi....Alors???? Cet été, lorsque vous viendrez au pays des lézards, n'oubliez pas vos livres....



Les traditions familiales sont bien souvent des contraintes. Aujourd'hui je voudrais créer une tradition pour mes petits enfants, qui fera du bien à leurs parents.

Je m'explique : Je viens de découvrir que Richard Bach a écrit de nouveaux livres. Nous savons tous, les enfants, ce qui nous lie à cet auteur. Ce Goéland que nous avons partagé avec Palou, dans nos lectures avec lui, nos échanges de ces autres bouquins, ses découvertes qu'il nous a transmis...J'ai recherché sur internet tout ce que Bach avait écrit, et voilà que je découvre trois petits livres sous le titre "Les chroniques des furets". (héhé Sophie, le canard vert, il faudra que toi aussi tu te débrouilles pour t'insérer dans la tradition).

En lisant ces trois livres, j'ai compris qu'ils étaient écrits pour chacun d'entre vous. Il n'y a semble t'il pas d'ordre de lecture, on y retrouve des personnages dans chacun. Le premier s'intitule : Furets de mers à la rescousse, et celui - ci sera chez Gaïlle, il y est question de courage, de détermination, de combats, de rêve impossible rendu possible, de tendresse.... Le second s'intitule : Furets des airs à la conquête du ciel, et celui-ci ira chez Cédric. Il y est question de solitude, d'air, de planer, de voler, d'aller au bout de soi-même, d'amour à trouver dans la tempête. Le troisième s'intitule : "Furets écrivains à la poursuite du rêve. Celui-ci ira chez Anne. Il y est question de ne pas se tromper de livre, d'écrire, de discipline de l'écrivain, de partage de valeurs, d'erreurs classiques qui se répètent, de doutes et de fragilité.

Mais la tradition ne s'arrête pas à le lire, NON. Il vous faudra mes enfants, le PARTAGER entre vous. Je m'explique. Anne tu liras le livre à Tom, et lorsque Tom aura appris à lire il faudra qu'il le lise à ses cousins et cousines (ben oui, y'en aura peut etre une ). Et lorsque tu viendras en France, n'oublie pas dans ta valise, le petit livre du furet écrivain pour que TOm et toi, vous puissiez le lire à Joseph d'abord et....plus tard à d'autres peut-être.

Cédric, tu liras ce livre pour toi, et tu le partageras avec Sophie, puis lorsque tu auras un enfant, TU lui liras l'histoire, les soir, mais en attendant, lorsque tu viendras en vacances, tu apporteras le furet des airs, pour le lire à Joseph et à TOm. TU leur liras toi-même, c'est très important, car le message doit passer par la voix de celui qui le partage.

Gaïlle, tu liras ce livre à Joseph, en partageant avec lui les tempêtes des petits furets des mers. Puis lorsque tu viendras nous rejoindre, n'oublie pas le livre des furets des mers, pour le lire à Tom, et à tous les autres.

Sophie, toi, tu réclameras à tes cousins, le petit livre des furets, car tu trouveras dans ces trois bouquins, au moment où tu en auras besoin, ce qui te conviendra pour aller plus loin dans ta vie, et promis, si je trouve un autre exemplaire de la trilogie, je te l'offrirai, pour que toi aussi, tu démarres avec Sasha une tradition familiale à toi.

Voilà les enfants, vous allez recevoir chacun le petit livre des furets, et surtout n'oubliez jamais de le partager entre vous. Ensuite ce sera à vos enfants de continuer.

Et vous tous, de la famille, ou des amis, qui passez par là, si vous venez au pays des lézards au moment où l'un de ces petits livres s'y trouve avec son propriétaire, vous êtes en droit d'exiger que celui qui le possède vous le lise ou vous le prête, le temps du séjour...

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 16:45
Romain, Johanne, Noa : trois soleils pour une année où j'ai tant appris d'eux.

Chacun à sa manière a mis une pierre de lumière dans mon jardin, il y en avait quelques unes, il y en aura d'autres. Pourvu qu'il illumine un peu plus le monde....
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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 10:12
Un matin de janvier, il y a une année, ma fille m'a appelée...Une des ses amies de Bulle de nature, qui l'avait encouragée lorsqu'elle avait décidée de créer sa petite entreprise, venait d'ouvrir un  blog, pour partager sa bataille : une saleté de leucémie.

J'ai voulu apporter un peu de réconfort, et j'ai découvert alors, une femme ardente, pleine d'humour, hurlant sa colère, sa peur et sa détresse, une battante d'amour, une "pleine de tendresse", lionne pour ses petits, pudique et tendre dans sa vie personnelle. Alors, chaque jour, je lui rendais "visite" sur ce blog, répondant à ses messages, avec mon coeur de maman, en tentant chaque fois de trouver les mots qui chantent, les mots qui consolent, les mots qui sourient..

Un soir elle nous a écrit je crois, que "la vie du dehors" lui manquait tellement, dans cet hôpital si grand...Alors je me suis souvenue d'un poème, et j'ai inventé une "Chambre d'à coté" pour elle, comme si nous pouvions être là, dans la chambre d'hôpital, la porte d'à coté.

Et lorsqu'elle est rentrée chez elle, j'ai inventé pour elle "La Grange d'à coté"..Nous avons déliré, mis un zèbre, une girafe, une cheminée, et toutes sortes de choses dans cette grange...

Aujourdh'ui, la Grange d'à coté accompagne Johanne une toute dernière fois.

Que ton chemin soit d'étoiles Johanne, la Grange d'à coté reste ouverte car il y a tant de monde sur cette terre qui a besoin d'une "grange d'à coté"... Elle sera à jamais pourtant, TA grange, celle où nous avons accompagné une femme, une maman, une enfant mordant à pleine dents la vie qui s'en allait.

Aujourd'hui tu t'en vas , d'un dernier au-revoir, tu prends une route qui nous est inconnue, et nous savons pourtant que tes petits et leur papa sauront toujours te retrouver à leurs côtés, nous savons que tes parents et tes z'aimants auront à jamais, une présence qui les habitera aux moments les plus forts, aux instants les plus durs, à chaque minute...

Que ta route soit belle Johanne, je sais bien moi que tu  n'es pas si loin, juste dans .....LA GRANGE D'à coté...
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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 11:55
40 ans demain...Je me retournes et toute une vie défile devant moi.

Ce samedi là, le soleil de 6h chauffait doucement malgré le froid, mon trajet chez un coiffeur qui ne savait même pas que la mariée, c'était moi. J'ai adoré son air ahuri lorsque j'ai sortis les petites fleurs à poser dans mes cheveux.

 J'étais seule, et c'était bien ainsi. Trop de manque, trop d'angoisse, maman partie juste quelques mois avant. En rentrant à la maison, papa, calin, un peut timide qui ne savait trop où nous allions...La mairie : je ne me souviens que des photos...

L'église, ah l'église où j'ai été baptisée, où le prêtre qui nous a marié a subit toutes les horreurs de mes questions d'adolescente, ce prêtre qui me dit : à ton âge, avec tout l'amour que vous vous portez, quels péchés pourrais-tu bien me confesser? Là où vous êtes, Père Loez, un grand fou-rire pour vous....

Et mon père tremblant, moi à son bras pleine de tout ce manque de ce matin là, et que j'ai des années plus tard, comblé en chouchoutant ma "toute première" le matin de son mariage..

De ce moment intense, je ne gardes qu'un oui, mélangé à nos deux mains.

En sortant surprise : soleil encore. Ensuite, départ à Marcy l'étoile. Quand j'y pense, quel beau nom pour un village. La maison noyée sous la pluie, et oui, on le dit : mariage pluvieux, mariage heureux...Mais le soir, ah le soir...non pas de censure, juste que la neige a mis de belles glissades dans notre départ....à la neige.

J'ai porté cinq fois nos enfants, deux d'entre eux ont choisis de ne pas naître à cette vie, ils ont fait le chemin pour nos trois soleils, nous préparant à leurs arrivées tonitruantes. Tu as porté cinq fois nos enfants, à ta façon, accompagnant chaque fois la joie, l'espoir, le chagrin, la joie et tant de joies et tant d'amour.

Je ne veux pas raconter ici notre vie, juste dire ceci : quarante années c'est peu, et c'est beaucoup aussi. Nous avons tentés d'en faire des années bonheur. Parfois, il y eu des hauts très hauts, et puis des bas très bas. Et chaque fois, ta main est revenue sur  la mienne, comme sur cette photo. Alors demain matin, nous irons main dans la main, fêter en toute simplicité, une belle histoire d'amour
.


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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 10:08
Il est des jours qui sont comme des nuits, le soleil ressemble à la lune : il se cache ou éparpille ses rayons en pluie, les gouttes d'eau étincellent comme des étoiles, et notre âme se met au diapason d'une nature qui a besoin de se ressourcer. L'eau du ciel nourrit la terre, et le jour-nuit nourrit l'âme, il me dit de me poser, de ne pas "faire", d'être tout simplement au diapason d'une nature qui enseigne.

Aujourd'hui est un jour-nuit, de ces jours où rien n'est prévu parce qu'il ne faut plus prévoir, juste vivre un instant qui se présente, un de ces jours où le travail ne semble plus "urgent" et où l'essentiel est dans un élan de partage avec l'humanité, celle qui souffre, celle qui chante, celle qui vit et qui vibre, celle qui veut changer le monde...

Un rayon de soleil frappe à ma fenêtre, il porte un message peut-être : la nuit le soleil brille aussi.

Je ferais de ce jour-nuit, un soleil de minuit, pour être encore pour quelques jours près de Jo, de Romain, de toutes mes lumières envolées. 
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