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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 19:06

Je le fais chaque année, pour chacun de mes petits, ce geste enveloppant de deux bras qui bercent et qui protègent, je le fais chaque année pour les anniversaires, comme pour reprendre un instant interrompu, offrir encore une fois, cette toute première fois, à chacun de mes petits.

Et puis, année après année, voilà qu'ils atteignent l'âge que j'avais lorsqu'ils sont nés et je parviens alors (avec difficulté disent-ils) à considérer qu'ils sont adultes, autonomes, responsables, alors que je les "vis" encore comme mes "petits" enfants.

Celle que je berce ce soir, pour célébrer demain matin la naissance, n'a pas encore atteint l'âge que j'avais le jour de sa naissance, c'est encore pour moi une toute petite, bien qu'elle pense en son fort intérieur, que non, vraiment, elle n'est pas si petite. Et... je crois bien qu'elle a raison.

Elle a eu une vie, un enfant magnifique, un amour éperdu, et puis, elle a vécu la déchirure, la remise en question, l'impossible possible, et voilà qu’elle aborde peu à peu le renouveau, par petites touches tendres, furieuses ou sérieuses.


Elle a la connaissance intuitive et innée de ce qui est le mieux pour son petit à elle, elle a tant grandit cette année, qu'il me parait incertain de lui dire ce soir : "il y a 29 ans, tu étais toute petite comme "ça", je serrais mes bras autour de ta chaleur, découvrant ce fracas d'émotions qui nous viennent à nous, les mères, lorsque pour la toute première fois, nos bras serrent le petit qui vient tout juste de naître".

Je n'ose pas ce soir, lui dire ma tendresse tant je la sens fragile, perdue, forte à la fois. Je n'ose pas lui dire que je suis encore son refuge, et sa source lorsque le noir colore en de sombres nuages, son ciel ensoleillé. Je n'ose plus que sur la pointe du cœur, tendre ma main, ouvrir mes bras, et juste ...faire un câlin, parce que les câlins, quelque soit l'âge que l'on a atteint, c'est toujours bon à prendre non?

Demain, tu fêtes le jour de ta naissance, comme une nouvelle vie qui prend son envol. On dit que la période qui suit l'anniversaire, est la plus belle période de l'année, comme si l'on nous offrait quelques semaines de "possibles".

A l'aube de cette trentième année qui s'annonce, je voudrais te souhaiter des mondes lumineux, la paix de l'âme et du cœur, la douceur et la force. On dit qu'à 30 ans, une femme est à la plénitude de son avenir. Fais de cette année un tremplin, construit tes rêves, et brise les barrières, ne laisse personne décider de ta vie, de qui tu es, de qui tu dois être, écoutes ton intuition, et agit toujours selon les lois du cœur. Ne renies rien de ce que tu as vécu, fais en ta force, ton étendard, laisses agir en toi les larmes et les joies, comme des sillons ouverts à de nouveaux possibles. Gardes précieusement tout au fond de ton cœur, les instants merveilleux, et laisse aller ceux qui ont creusés ton âme. Oublies les chagrins, gardes les souvenirs, ouvre tes mains et ton cœur, et savoures ma puce, savoures l'instant qui vient, chope le à pleines mains, profites de la vie.

Je t’aime.




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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 11:09

Hier j'ai lu avec attention, tous ces vœux qui se baladaient sur la toile, des vœux merveilleux, des vœux matériels, des vœux de bonne année, de bonne santé, de tout ce que l'on "vœux"...

Et je me disais qu'il est drôle de constater que chaque année, le 31 décembre, reviennent ces vœux avec une telle force, que c'est comme une énergie incontrôlée, qui balaie la planète, comme si l'on espérait, que la magie des mots, des écrits, des paroles puissent accomplir tout ce que l'on n'a pas "eu" tout au long de l'année. Et ce matin le monde est toujours aussi bête, aussi talentueux, aussi laborieux, aussi merveilleux. Rien n'a semble t'il changé malgré les vœux acharnés qui circulent. -J'avais écrit "chanté" pour "changé"...Intéressant non?

Hier je n'avais pas envie, pas le courage, juste le blues, et écrire des vœux ne me parlait pas. C'était le dernier jour de l'année, et puis la dernière heure de l'année, et basta. Oui, pour moi, le 31 décembre, n'a jamais été  une fête scintillante, c'était juste une soirée pyjama en famille, prétexte à des câlins fou-rires, ou des soirées calmes devant la cheminée.

Ce matin pourtant, il me vient des fourmillements dans les mains, car, comme le dit Jade dans ce petit bouquin merveilleux "Jade et les sacrés mystères de la vie",

-Il parait que je suis née au milieu d'un champ de possibles-4052270559_1a0ee92f8f.jpg


Alors si je suis née dans un champ de possibles, vous aussi. Et je pourrais vous souhaiter de libérer vos possibles ?

En fait, souhaiter une "bonne année" est un non sens, nous pourrions par exemple nous souhaiter un "instant VIVIFIANT, un instant merveilleux, un bon instant ?", vous savez celui là, qui est là, ici et maintenant. Celui qui passe dont on ne fait rien, celui qui passe sans qu'on le perçoive, celui que l'on regrette parce qu'il n'a pas été vécu...

Oui, je nous souhaite de vivre un INSTANT MERVEILLEUX, à chaque instant de notre vie. Vivre sa vie de façon extraordinaire à chaque instant, c'est un beau "possible" non?

Ceci dit, ce n'est pas si simple, il parait que pour vivre un INSTANT merveilleux,  il nous faut un ingrédient qui se cavale chaque fois qu'on souhaite l'attraper : le lâcher prise... Etre dans l'instant plutôt qu'AVOIR le temps. D'où le titre de l'article. CQFD.


CARPE DIEM
Met à profit le jour présent (moi je dirais l'instant présent, et dans la joie de préférence...)


Alors voilà, je nous souhaite à tous, UN INSTANT MERVEILLEUX A CHAQUE INSTANT DE NOTRE VIE. Racontez moi...

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 17:00
Un ruban bleu de ciel souligne comme un maquillage le sommet de la colline.

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C'est la fin de la journée, le ciel semble s'étirer en bleu, rose, beige et gris comme pour se préparer à la nuit.Ce pays est surprenant, toujours changeant, laissant apparaître la lumière et le bleu du ciel comme un espoir.

Un ruban bleu de ciel souligne le sommet de la colline, et
ces jours de fin d'année sont comme des bonbons que l'on aurait gardé pour bien en profiter, et qui, le moment venu, semblent ne plus avoir le goût que l'on imaginait.  Ils sont comme le reflet de tout ce que l'année a apporté, un résumé, une attente, un espoir peut etre.



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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 15:40
Joseph a déclaré en voyant le sapin, qu'il était bien petit, noel-2009-022.JPGet que Noël c'est déjà passé...Il ne sait plus cet enfant comment trouver ses repères cette année, parce que Noël avec papa, puis avec maman, ce n'est pas Noêl, et l'un après l'autre, ce n'est pas ensemble, mais un gros calin dans les bras de maman, en attendant un Père Noël qui passerait encore devant ce si petit sapin, permet de retrouver les repères essentiels : l'amour de papa et maman, c'est le plus beau des repères non?noel 2009 014

Et nous, ce Noël-là, nous l'attendions sur la pointe du coeur, ne sachant comment il allait se vivre. Nous avions l'espoir chevillé au corps que la fête serait belle, qu'il y aurait de la tendresse, que nous tous ensemble ca le ferait..et que même si le canada est loin, on savait aussi, que nos trois caribous étaient tout près de nous.

Et....C'est gagné : Merci Fofie, Merci Cédric, d'avoir allumé le  petit sapin,
et autant de cadeaux autour, merci d'avoir fait de si bons Miams Fofie, noel 2009 004merci à vous deux de la chaleur de votre maison, et de la lumière dans vos yeux. Il y a encore de la magie autour de nous, et le retour au paradis des lézards est auréolé des étincelles de la joie d'être ensemble.

C'était en direct live du paradis des lézards, juste pour dire, comme ça, qu'une fête c'est de l'amour en boules de Noêl, les sourires des petits, les certitudes des grands, et le départ pour une nouvelle année bientôt, qui sera ce que l'on en fera.

Je vous aimes les enfants, et j'aime qui vous êtes, lorsque parfois la vie chancelle un peu, vous savez bien, chacun à votre manière,  remettre les vraies valeurs en action pour aller de l'avant, sans regrets ni rancoeurs,  mais avec la certitude d'un nouveau chemin à prendre.





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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 14:52
Et voilà, je me retrouve ce matin face à un canapé, dont les coussins s'avachissent comme des boules de gomme trop vieilles. J'ai promis à Fofie et à Cédric, que oui, oui, je sais faire refaire un canapé, et que oui oui, j'arrive, me voilà, ma machine à coudre et moi...

Alors j'attaque ce matin, pleine d'enthousiasme mais...pas courageuse, je commence par les deux cossins d'assise, ceux ci sont rembourés par des blocs de mousse.

PUis il me me faut quand même attaquer les coussins d'appui, et là, bérézina : ils sont rembourrés par ces petites merdouilles de mousse, vous savez, cette mousse pas du tout écolo, pleine de pétrole ou de chaipakoi, qui la rend électrostatique et multiple : j'ouvre avec prudence mais...

ca vole de partout, le chat en a sur la moustache, le tapis semble vouoir se métaplorphoser en champs de neige, mon pantalon les attirent et comble du comble : lorsque j'en prends une poignéi , que je la jette dans le sac  (trop petit!), voilà que ces merdouilles  s'accrochent à mes mains, tentant d'aller chercher leurs copines dans le sac. Du coup, plus j'en jette, plus mes mains ressemblent à des moufles de mousse...

Au secours, délivrez mois des merdouilles et de l'électricité statique...La minette rigole sur son panier, débarassée elle, de sa merdouille de moustache (si elle avale ça, pauvre de nous)

Au terme d'une heure de bagarre anti-merdouille, ouf, me voilà enfin prête à attaquer la découpe des coussins pour en faire des patrons, qui deviendront de nouveaux coussins, mais NON, je ne les remplirais pas de merdouille, ca NON.

MAis quand même : un seul coussin a rempli trois sacs, donc je me dis qu'il me faudra les vider pour désosser les deux autres...Cédriiiiiiiiiic , c'est quand que tu rentres?

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 12:18
Lorsqu'il est parti à Paris, bricoler pour sa fille, je lui ai demandé, lorsqu'il irait chez Mickey, d'acheter pour nous, les décorations de Noêl. Il a eu l'air dubitatif, comme pour dire "est ce bien utile"...
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Moi, j'étais toujours dans cette impatience de Noêl, celle que je traine de mon enfance, où ces jours étaient comme entre parenthèses, pleins de jeux, de famille et de magie...celle que j'ai ressentie lorsqu'à notre tout premier Noël, lorsque nous avons commencé à remplir un carton qui chaque année se refermait sur les merveilles de quelques jours, qui enchantaient peu à peu nos enfants.

Et comme chaque année, fébrilement, je montais dans ma tête un sapin merveilleux, une crèche immense, avec le secret espoir que des petits enfants et les grands, y trouveraient la magie des Noêl de mon enfance...de leur enfance aussi.

Il est revenu avec de ces belles décorations, en verre et lumineuses, pleines de petits personnages, et il avait encore ce petit air de ne pas y croire...boules-de-noel-002-copie-1.JPG

Et puis le temps passe, et ce matin, j'ai sorti les boules de Noel achetées cette année, je les ai posées sur une table, puis les mains vides, le coeur un peu en berne, j'ai eu le sentiment que ces Noëls magiques n'appartiennent qu'à moi, que les boules de Noêl ne feront pas revenir ce qui a été, et que ce n'est plus tellement à moi d'organiser les Noëls de l'enfance.. boules-de-noel-004.JPG

Alors,  j'ai compris son air interrogatif devant mes exigeances enfantines : a quoi bon acheter des boules de Noël...il y en a déjà tant dans la maison, qui dormiront cette année au fond de leurs cartons, le sapin restera dans sa montagne et la crèche bien emballée, dormira une année encore, et peut etre plus longtemps.

J'ai compris que l'invitation de mon fils est une belle étape pour nous, un relais nécesaire et je ressens comme un soulagement...Les mains vides, j'ai regardé mes trésors, en me disant que cette années, elles iraient sur le ficus du salon, puis que peut etre, l'an prochain, je les offrirais en douce à Joseph et à Tom.boules-de-noel-006.JPG

Les mains vides, le coeur joyeux, je "petitpaquette" mettant des surprises insignifiantes dans des paquets de toutes les couleurs, et je m'émerveille de la capacité de ma valise à tout avaler. Cette année, Noël est aux couleurs de Cédric et Sophie, plein de la magie qu'ils sauront y mettre, pour nous recevoir chez eux. boules-de-noel-012.JPG
Merci les enfants...


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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 18:17
PETITION pour une planète en bon état pour les enfants du futur...



lCopenhage 2009




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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 12:40
Une  anegdote anodine,  vécue aujourd'hui, me ramène à ce concept intéressant : le triangle infernal!

Le Sauveur, la victime et le persécuteur.

Lorsque je suis en position de "sauveur", que je fais ce qui n'est pas de ma responsabilité, que je me mêle de ce qui en fait ne me concerne pas, j'agis bien souvent pour être "admirée"? aimée? remarquée comme quelqu'un de "bien"? peu importe, en fait, je fais ce que je ne devrais pas faire, je prends la responsabilité qui ne m'appartient pas.

L'autre alors au début est content, heureux, soulagé, mais il ressent une certaine gêne, qu'il exprime peu  à peu avec violence. Alors, je me recroqueville dans ma coquille outragée : Moi qui ai tant fait, moi qui ai agit pour lui, moi qui, moi, moi, moi.....Et lui (ou elle :)) dans tout ca, il est ou dans mes préoccupations?

Cette réaction me met en position de Victime. AYééééé, chui victime, l'autre n'a rien compris, j'ai tant donné, il n'a rien pris, j'ai voulu, mon intention était....et lui voilà qu'il rejette tout ça d'un revers de colère... Alors je ressasses, je repenses, je refais le monde à ma façon, et voilà que d'un coup, la colère me prend (ben oui, c'est à moi maintenant) et j'imagine tout ce que je pourrais lui dire ou lui faire pour lui faire un peu mal, non mais, c'est vrai ça pourquoi moi je serais triste, et pas lui (ou elle:))

Alors me voilà promu au rang de : Persécuteur...Et tout va recommencer parce qu'au bout d'un moment, je m'en voudrai peut etre, alors je reprendrai ma cape de Sauveur, pour tendre une main dont on ne voudra pas, qui me refera Caliméro victime, qui d'un coup de coquille reprendra les armes du Persécuteur...

Et voilà comment on s'empoisonne la vie pour une attitude indue et des émotions mal ajustées.


Oui mais on en sort comment de cette spirale infernale?


Reprenons au début :

1 ce que je fais, dis ou écris pour l'autre doit passer au tamis de ma réflexion. Est ce de ma responsabilité d'agir, de dire ou d'écrire? Qu'attend l'autre de moi? De quoi a t'il vraiment besoin? Si je fais à sa place il sera un moment soulagé, mais ensuite? Ce 1 est un passage de réflexion, où je pose de la raison, et où je regardes mes émotions sans me laisser envahir par elles,  car l'émotion dans ce contexte brouille les connections.

2 Je me positionne dans le contexte en expliquant mon action à la personne concernée. Je fais 50% du chemin vers elle, en évitant de dépasser les bornes des limites:) ET J ATTENDS.... sans rien faire, en silence...

3 Je mets en action les gestes, les mots, s'ils me sont demandés...

Pfffff facile non? heu ben non pas du tout en fait, parce que la position du Sauveur est tellement ancrée dans nos moeurs, qu'elle n'est plus vue comme une ingérence excessive, mais comme un manque de coeur., un manque d'implication, voire de l'égoisme. Du coup, on ne sait plus où est la limite entre la générosité et l'ingérence. Lorsque j'explique ce concept, la plupart du temps fusent les réponses suivantes :

OUI MAIS NON, c'est par générosité, c'est par implication, c'est par justice, c'est pour aider, c'est pour faire le bien etc... Si je ne sais pas dépasser le OUIMAISNON, j'atterris sur le bord du précipice du SAUVEUR qui se prend la VICTIMISATION  dans la tête pour rebondir en PEERSECUTEUR.


Méditation du jour : Est ce bien de ma responsabilité? Qu'attend l'autre? A t'il besoin de moi?

Bon dimanche :)
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 08:58
Ce matin le petit banc de pierre du paradis des lézards est illuminé de soleil, alors que tout autour, le jardin est mouillé et tremble sous une petite brise. Je regarde ce petit banc sur lequel j'aurais tant voulu te voir assis, profiter du jardin. Lorsque tu passais parfois sur le blog tu disais : "j'aime Grand'mamie, me promener la nuit au paradis des lézards par ce qu'on y est bien", et j'ai pu constater que tes nuits si longues étaient souvent parsemées de ces haltes, tes petits mots parfois y laissaient de belles empreintes.

Romain, on ne s'est jamais vu, on ne se "connaissait" pas, notre rencontre fut virtuelle, sur le blog de Johanne où tu as tellement su partager ta jeunesse, ta tendresse, ta belle énergie pour lui insuffler la force "d'un pas, et puis d'un autre, et un seul à la fois". On ne se "connaissait" pas, mais on a partagé tant de choses que j'avais le sentiment d'avoir toujours connu ce grand gars rieur, plein d'humour et d'angoisses, de joies et de tristesse, de questions sans réponses. Et peu à peu, ta famille a ouvert sa porte "virtuelle" et j'ai rencontré Nathalie, une maman merveilleuse, qui tenait la main de son fils sur un chemin trop rude, et Joan, un grand frère si fort et si fragile aussi parfois dans sa détresse d'aujourd'hui, qu'on voudrait le prendre contre soi et le bercer  l'infini, et puis Cathia aussi, petite soeur perdue si forte et qui ne le sait pas...

Je ne sais en quels jardins tu as trouvé un petit banc de pierre pour arrêter la course folle de tes nuits aujourd'hui, j'imagine que c'est ici que tu as décidé parfois, de laisser ton empreinte, comme pour dire "je suis là où tu m'avais invité, il faut leur dire que je suis là, où vous m'invitez".


Romain, lorqu'un garçon comme toi traverse notre chemin, on ne peut que se dire que cette rencontre a du sens, qu'elle est un message et que ce que tu as offert avec tant de générosité, doit être aujourd'hui porté avec fierté.

Il y a un an aujourd'hui, ton chemin a pris la route des étoiles et ce matin ta maman  souffre dans son corps et dans son âme,  entourée de l'amour de toute votre famille, ce matin ton frère dit qu'il ne trouve pas les mots pour dire qui tu es, ce matin, des centaines de personnes pensent à toi, parce qu'à un moment, tu as traversé comme un éclair leur vie et que tu l'as changée.

Que ta route soit belle, n'oublies pas de revenir parfois, laisser une empreinte de ta générosité vivante, sur le petit banc de pierre du paradis des lézards : on t'y attend.



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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 20:48
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