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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 12:29

Il est des mots qui ne parlent qu'à la conscience. Ils sont par eux mêmes objets de répulsion, de rejet ou de capacité à se dépasser, selon l'état dans lequel nous les accueillons.

  

femme-sous-le-vent.jpgarc-en-ciel-nuages.jpg

 

Ces m ots Pression et Energie semblent antinomiques. Pourtant...pourtant.... 

 

Je travaille depuis quelques semaines sur un thème qui me parle, lancé comme une boutade lors d'un séminaire auprès d'un Comité de Direction : 

"Transformer la pression en énergie"

 

Et après avoir lancé ma pierre dans l'eau calme du lac ... j'ai eu des étonnements, des interrogations, des questions. Alors, j'ai pris mon stylo, et ma conscience, mes notes et mon imagination, mon expérience aussi, et j'ai activé le cerveau droit à toute vitesse...

 

C'est un truc que je sais faire : transformer la pression en énergie. Je sais que je sais le faire. Mais comment le transmettre?

 

Il faut plusieurs ingrédients pour réussir la recette :

 

1 De la pression

Je m'explique, la pression, est par nature une contrainte, pourtant, elle est aussi un moteur. Je travaille bien sous pression, mais sous une pression que je contrôle moi-même. Si elle m'est imposée, j'ai du mal à me plier.

 

Si je n'ai aucune pression, mon travail devient linéaire, un peu quelconque, un peu réchauffé peut être.

 

Si je suis sous pression, j'ai le sentiment que mes neurones s'éclatent comme une goutte d'eau qui explose sur un sol sec et chaud : d'une idée de base, milles éclats se jouent de la chaleur pour devenir buée, puis ...autre chose peut être.goutte-soleil.jpg

 

Lorsque la pression vient d'une entreprise, d'un contexte, d'un manager, alors la difficulté est que l'on ne maitrise plus rien. Subir la pression, s'apparente parfois à du terrorisme mental. Comment permettre à une personne de se réapproprier la maitrise de la pression qui lui est faite?


2 Du recul

Plus la pression est forte, plus je me sens au cœur cyclone, dans cet espace mêlé  de silence et d'angoisse, de possibilité d'agir et d'immobilisme.

oeil-du-cyclone-arc-en-ciel-copie-1.jpgProvoquer le cœur du cyclone lors d'une pression trop forte, me permet de me "regarder" de loin, comme une amie à qui je pourrais donner quelques conseils de calme, de sérénité ou d'actions à poser.

 

 

 

Les bonnes questions qui surgissent dans l'œil du cyclone :

 

 Ou est l'essentiel pour toi là, aujourd'hui? L'essentiel est, ce  à quoi je ne voudrai renoncer pour rien au monde, l'essentiel est dans tous ces actes que je ne pose plus faute de temps et qu'un jour je retrouve sur le bord de  ma route avec regret, culpabilité parfois. "Si j'avais su, j'aurais pris du temps pour ...." L'essentiel est par exemple, savoir être aux cotés de son enfant, qui se referme, alors que l'on est soi-même pris par le tourbillon familial ou professionnel. Quelques années plus tard, sur le bord de notre chemin, reste une petite filles abandonnée, qui n'a pas été protégée...

 

Quel est l'acte juste que tu dois poser?

Quel est l'instant adéquat pour le faire?

Quelle est l'énergie nécessaire ?

 

En quoi cette pression te paralyse?

Avec qui peux-tu en parler?

Souhaites-tu agir par réaction ou par réflexion?

Ton instinct de survie te dit quoi? Ton intuition te souffle quel chemin?

Quelles sont tes ressources face à cette situation? Extérieures? Internes?

 

Parfois, à la première question, la pression cesse, et s'ouvre comme un chemin nouveau qui fait émerger une énergie nouvelle. Parfois j'ai besoin de temps, je le sais à certains signes qui viennent entraver les actions que je mets en place par pur volonté. Retards, erreurs, refaire trois fois le même dossier...

 

Ce temps est nécessaire pour que les questions suivantes ouvrent de nouvelles possibilités. Parce que la pression a cela de négatif quand elle est subie sans réflexion : elle nous place d'emblée dans de vieux trucs connus, qui auraient fonctionnés à un moment, que l'on reproduit sans trop se poser de question parce que "ca marche". Et vient un moment ou l'ancien est trop vieux, il se casse alors que l'on aurait pu utiliser une part de cet "ancien" pour ouvrir de nouvelles portes sur du "nouveau".

 

"Regarder la boite sous un angle différent fait paraitre la boite différente."Et permet d'inventer une nouvelle boite...Voir toutes les images dans l'image.....leonard-de-v.jpg

 

3 De l'énergie

energie1.jpg

 

L'énergie personnelle ne s'invente pas quand nous en avons besoin. L'énergie personnelle repose sur des "provisions" acquises au long des jours, ou épuisées au fil du temps. 

 

Faire provision c'est savoir mettre du repos après un effort. Pour un manager, c'est donner à son équipe un temps de "souffler" après une période intense de surtravail...

Pour une personne c'est comprendre que veiller tard chaque soir, et se lever tôt chaque matin, engendre un déficit de sommeil qui lui même bloque imagination, respiration, rythme biologiques, et puise dans les réserves pour assurer la survie.

 

depression-copie-1.jpgEpu iser    les réserves c 'est foncer sans arrêt dans un activisme forcené, sous la forme d'une petite phrase du style : "tout doit être parfait", "tout doit être vite fait" etc. (cf. les petites voix en Analyse transactionnelle : petit outil à l'usage des stressés)

 

Epuiser les réserves c'est aussi se dire "plus tard j'aurai du temps pour"...l'essentiel peut etre??? L'épuisement arrive par la répétition de pressions successives non maitrisées. Comment maitriser une pression?

 

On peut dire ceci : Réflexion/action/Détente/ ou Se placer dans l'œil du cyclone.

 

Nous avons tous des provisions d'énergie, mais nous ne sommes pas tous dotés de la même quantité. Certains doivent économiser, d'autres doivent dépenser le surplus, mais tous, avons à faire une petite recherche personnelle sur ce qui nous "donne" de l'énergie. Et surprise...ce n'est pas la même source pour tout le monde.

 

Trouver de l'énergie en se baladant pour certains, en courant pour d'autres, en berçant un enfant pour toi, en entamant des études pour moi, en respirant devant la mer pour lui, en parlant à cœur ouvert avec une amie pour elle, en échangeant avec des collègues sur un thème difficile pour une équipe ...L'énergie est partout, chacun la fabrique à sa façon.

 

A retenir : Jamais vous ne fabriquerez d'énergie sur un support épuisé...

 

Lorsque l'épuisement survient, il n'y a qu'une seule façon de restaurer la machine : PRENDRE SOIN DE SOI. Dormir. Poser des actions qui donnent des ressources. De toutes petites actions. Accepter de âlcher prise, ouvrir les mains et le cerveau à une journée qui s'éveille sans imposer au corps la contrainte d'une action non acceptée.


 

 

Carpe Diem, Euréka, Alleluia...

Extrait de Jade ou les mystères sacrés de la vie par F. Garagnon

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Published by Michelle Bourgoin - dans Stress
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 16:07

Cette nuit une toute petite fille a montré le bout de son nez. Elle est la fille de la fille de mon amie.

 

Je me souviens...d'un berceau acheté par sa grand'mère, sur un coup de coeur, à un moment de sa vie qui n'était pas simple. Elle a eu besoin ce jour là de regarder l'avenir, d'imaginer un petit de ses petites dans ce berceau. Elle a mis tout son coeur pour refaire ce berceau, l'habiller, le mettre en avant, comme pour dire que demain est important, aujourd'hui est un peu gris, mais demain, mes filles, demain est soleil...Elle a crée le soleil dans sa vie.

 

Nous avons fait ensemble un bout de chemin professionnel, elle m'a beaucoup appris, tant apporté. Nos complicités ne sont pas exprimables, elles reposent sur la confiance, la tendresse, le soutien, la force et nos faiblesses.

 

Elle a un jour, sur la foi de ce berceau d'avenir, imaginé que peut etre, oui certainement, oui, on y va, elle a imaginé un nouveau concept et a crée SONGES DE BEBE : on ne décrit pas Songes de bébé, il faut y aller, toucher, se promener, voir...

 

AUjourd'hui, elle a pris sa voiture, grand'mère toute neuve, soleil au vent, sourire aux lèvres...CHUTTT on ne dérange pas....Il y a un miracle qui commence, un lien que rien ni personne ne saura défaire, de la poussière de tendresse en puissance : Mamilyne et Daphné se racontent la naissance, le bonheur, les calins...

 

Avec toute ma tendresse à Evelyne, Claire et Daphné.

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Published by Michelle Bourgoin - dans LA VIE tout simplement
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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 14:03

 

Parfois, dans la vie on a besoin de faire une pause, comme une parenthèse. Ces moments sont déstabilisants par l'extrême fragilité que l'on ressens alors. J'ai eu souvent de ces parenthèses et aujourd'hui, je ne les crains plus.

 

Elles m'apaisent après la tempête, et je sais que chaque fois, un nouveau chemin est ouvert. Mais vivre ces instants là est difficile, alors, je programme les déclics suivants :

 

1 Prends soin de toi : mouvement, respiration, soins du corps, marches, dialogues avec mon chien, caresses aux chats, livres à savourer...

htc-sept-2011-057-copie-1.jpg

 

2 Laisses le temps te dire quoi faire : ne pas prévoir, attendre l'inattendu, ouvrir juste l'esprit à l'intuition du moment, puis la laisser aller, si elle revient, c'est le chemin...

 

3 Mets de l'ordre dans ta "maison" : aussi bien la maison réelle que celle du cœur, de l'âme, de l'esprit. Choisir ce qui est bon pour moi, donner ce qui ne m'est plus utile mais qui sera un trésor pour quelqu'un, jeter ce qui est abimé, cassé, trop vieux pour servir encore, nettoyer ce qui est lourd du passé, de poussière...

 

4 Savoures ce qui t'est offert, comprends ce que tu dois partager : on ne m'a que prêté une vie savoureuse pour que je la partage avec qui ne l'a pas.

 

5 Ecoutes les oiseaux : quand la vie est trop prenante, on n’entend plus les oiseaux chanter. Le chant des oiseaux est le signe que je suis de nouveau connectée au meilleur de l'humanité...


 

 

6 Attaches de l'importance aux enfants : eux ont leur vie à construire, la tienne est déjà bien entamée. Une minute pour un enfant c'est l'éternité, un mot exprimé par un enfant, recèle tant d'autres mots qui ne sont jamais écoutés...

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7 Crée autour de toi une bulle de tendresse qui refuse la violence et qui émet du bien être : on est tous contagieux, à moi de me protéger de ce qui n'est pas bon, et de diffuser ce qui l'est.

 

Et ensuite, la parenthèse se referme, un nouveau chemin s'ouvre pour une vie déblayée, joyeuse et dynamique.

 

Bonne journée à toi lecteur qui passe, si les 7 déclics de mes parenthèses de vie te plaisent, tu peux les piquer, les copier, les donner, les multiplier, ou ...inventer les tiens. Nous avons tous de ces parenthèses à vivre, elles sont les provisions de force pour demain.

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Published by Michelle Bourgoin - dans Méditation du jour
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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 10:49

Cinq jours à Tadoussac et un bélouga plus loin, me revoilà prête à me remettre au travail.

 

Cette année me replonge quelques 50 ans en arrière, lorsque la rentrée de septembre illuminait encore les bois de Marcy l'étoile où je filais me réfugier avec ma "soeur", cousine me disait on, pour moi, unique, jumelle, frangine...

 

C'est fou comme un simple souvenir peut modifier la perception d'une journée. Replonger dans ces années là me rend une âme d'enfant, et me voilà rêvant d'un rocher, de la mer, du bélouga...

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Le bélouga entr'aperçu du haut des rochers de Tadoussac, est comme le petit miracle quotidien que l'on ne sait pas voir quand la vie nous met les yeux au raz des paquerettes alors qu'au loin, juste à quelques encablures, le bélouga du jour pointe son nez.

 

Comme un clin d'oeil, qui remet les pendules du quotidien à l'heure de l'essentiel.

 

Un bélouga est une espèce rare, plus que 500 dans la baie de Tadoussac, ils étaient 4000 il n'y a pas si lontemps...

 

Nos "bélougas" du jour sont aussi très rares. Nous ne savons ni les voir, ni les protéger. Nous balançons dans nos vies les vieux papiers gras de nos frustrations, nous envahissons leur espace avec des moteurs puants d'énergies inutiles dédiées à des actions puériles, nous restons dans nos petites barques personnelles sans voir qu'à nos côtés, meurent nos bélougas, qui appellent pourtant de toutes leurs forces à la vie. Je suis, depuis mon retour, en retrait, en questions, en mesure de l'essentiel, sans bien savoir comment le mettre en pratique. Facile à dire de ne se consacrer qu'à l'essentiel, lorsque le quotidien te prend minute par minute.

 

Un bouquin qui trainait là "par hasard" me dit que l'essentiel est dans le quotidien : savoir vivre avec intensité chaque instant offert...Méditation...Action...

 

Remise en cause personnelle? Peut etre...

 

A moi de voir le "bélouga du jour" et de lui offrir protection, défense et lieu d'acceuil favorable. 

 

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Published by Michelle Bourgoin
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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 14:59

Aller, on joue au jeu des mots qui symbolisent des trucs?

 

Les mots du titre sont utilisés à longueur de journaux, à longueur de discours, à longueur de lecture, à longueur de communication....Et vous croyez que ce langage est utile? efficace? qu'il aide à aller mieux? à mieux se comprendre? Pffff....peut-être....

 

En fait, nous sommes formatés à l'interprétation des mots, qui deviennent sources d'énergie ou d'angoisse, de stress ou de précipitation.

 

Comment pouvons-nous aujourd'hui, faire le tri sélectif de notre communication? Une case pour la poubelle, une case pour l'énergie, une case pour la sérénité, une case pour....

 

Heu non, peut-être pas, car je ne suis pas une machine à trier, et vous non plus.

 

Bon, alors, comment communiquer dans la vie de tous les jours, et dans la vie professionnelle (elle est de tous les jours aussi:)) sans pour autant nous créer des sources de peur, de pression, ou de raz le bol?

 

Ma petite méthode personnelle repose sur pas mal de choses :

 

1 Le but. Quel est le but de celui qui communique avec moi, ou quel est mon but si j'émet une communication vers une personne

2 Comment j'interprete ce qui m'est dit? Qu'est-ce que j'y met "derrière"?

3 Comment l'autre interprète-t'il ma réponse? Qu'y a t'il "derrière"?

4 Mais après tout, pourquoi y aurait -t'il quelque chose derrière? Et si oui, je pose la question : "Tu veux dire quoi par.....?"

5 Si le discours qui m'est infligé me parait froid, calculateur ou incompréhensible....je le dis tout en tempérant mes opinions, par des faits clairement exprimés.

 

La plupart du temps ca marche...parfois non...mais bon...

 

6 Ensuite, je tente de chercher ce qui me fait "grimper au mur". Quelle expression, ou quelle mode d'expression me fait réagir avec violence, rejet ou fuite? Je cherche le "déclencheur". Et j'exprime à l'autre ce qui me fait "déclencher"....

 

 

La plupart tu temps ca marche...parfois non....mais bon...

 

Et d'étape en étape, la sérénité revient.

Alors non, je ne suis pas parfaite, et oui, je grimpe aux rideaux assez souvent, mais je me soigne par étapes, et je crois que chacun peut le faire. Il suffit juste d'avoir confiance en soi, confiance en l'autre, d'être sincère dans sa démarche.

 

Et ca marche... Toujours... Et oui:)

 

 

Bonnes vacances à ceux qui partent, bon retour à ceux qui rentrent, bonne journée à tous.

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Published by Michelle Bourgoin - dans Coaching
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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 10:51

4773578659_d5920a104d.jpgCe matin mes petits fils jouaient en dessinant, tranquilles, sur la grande table du séjour. Puis vint le moment des chamailleries, des "tu me tannes", des "je te parles plus", et du très grave : "d'abord té plus mon cousin".


En les écoutant, il m'est revenu une conversation avec une personne que je coachais, il me parlait de son fils et il me dit :"chaque soir, je lui poses la question de savoir ce qu'il a appris aujourdh'ui."


Alors j'ai eu l'idée de proposer à mes deux lascars le jeu du "bon souvenir" de la journée.


Et leurs yeux se sont allumés, ils m'ont défilés des tas de petits bonheurs vécus depuis leur arrivée : "les deux carambars du matin, que l'on a le droit de manger quand on veut, paprika le mini chien qui vient en vacance chez nous, le premier bain dans la piscine, la découverte des crayons de couleurs achetés hier, le cerf volant qui "vole tout seul", le bizou du soir alors qu'on dort à moitié, l'histoire racontée par Tom à Joseph, le droit de veiller plus tard...


Je crois que ce soir, nous aurons encore plein de "bons souvenirs". Finalement, si nous les adultes, nous savons faire ce petit retour en arrière chaque jour, nous n'aurons peut etre plus de rancoeurs qui trainent, de frustrations qui se transforment en angoisse.


Savoir compter et s'enrichir de ce qui compte, et laisser ce qui ne compte pas...

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Published by Michelle Bourgoin - dans Méditation du jour
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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 22:25

Lors d'une pause, dans cette salle de formation d'une entreprise d'un grand éditeur, j'étais à la fenêtre, et je regardais ces immenses camions qui entraient et repartaient.


Et je me suis prise à imaginer tous ces livres qui s'en allaient vers leurs destins, prêts à être ouverts, découverts, lus, parcourus, prêtés, rendus, rangés et repris...Ces camions portent la culture, la découverte, la lecture, la curiosité, le savoir, la connaissance, l'humour, l'apprentissage, les mots, les lettres, les ponctuations.


Ils partaient les bouquins, après êtres passés de mains en mains, ballotés, choyés, manipulés par toutes ces femmes et tous ces hommes qui travaillent à leur diffusion. Certains parfois s'égarent, mais sont vite remis dans les bonnes "cases" afin qu'ils suivent leur destin de livre, qui se doit d'etre ouvert, lu, prêté, rangés, repris, relus.


Je me suis surprise à penser que le livre ne peut vivre sans eux, que leur travail nous est indispensable et que leur énergie se diffuse à travers nos lectures.


En échangeant avec les groupes avec lequels j'ai travaillé, je me suis dis qu'ils font un beau métier ces femmes et ces hommes qui, jour après jour, prennent soin de ces livres, petits coffres forts de la culture. Oui, ils font un beau métier, ils le savent, et ils dégagent une belle énergie. Et pourtant, si le métier est beau, il a ses contraintes et ses fatigues.


Et j'avais juste envie de leur dire "Merci". Voilà qui est fait.

 

Votre travail me réjouit, moi qui dévore les livres comme des choux à la crème, qui les savoures, les relis, les prêtes, ne les range pas, les vend, puis les rachète...Oui, juste Merci pour ce travail qui permet aux camions de partir à l'heure, pour livrer en temps voulu, le livre sur l'étagère où je vais savoir le trouver.

 

Un jour peut être je raconterais l'histoire d'un livre et son périple, avant d'arriver sur l'étagère où je saurais le trouver...



 

 

 

 

 

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Published by Michelle Bourgoin - dans Méditation du jour
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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 10:13

Il y a trois ans, j'ai commencé ici, une réflexion tant personnelle que professionnelle. J'y expliquais, dans le tout premier post,  que TOm, à trois ans, voulait libérer les autuches avec moi...Et j'aimais la générosité de ce petit qui ne comprenait pas que des animaux soient enfermés, et j'aimais l'idée qu'il puisse penser que j'avais le pouvoir d'aller avec lui, libérer les autruches...Je me suis dit alors que si l'au-delà existe, il aura une sacrée surprise le jour où je passerai en d'autres jardins : oui, j'aimerai bien libérer pour lui les autruches alors....Ce serait drôle un vol d'autruche dans le ciel du monde:)

autruche_008.gif

Chaque fois que je pense aux autruches de TOm, il me vient l'idée qu'elles  ne sont finalement que tous les liens qui nous ligotent tout au long de la vie : croyances érronées, souffrances démultipliées par les errances de nos interprétations, sur-implication dans la vie des autres ...


ALors tout ceci me ramène à mon métier : s'il ne permettait de ne libérer qu'une seule autruche..aller, une par jour?...peut etre est ce trop demander, aller, une par mois? Ce serait un beau métier.


Mettre en place des formations, étudier, comprendre, reprendre ensemble les fondamentaux de ce qui fait qu'un individu peut évoluer, se comprendre, et raisonner en résonnance avec les autres;  voir une étoile s'allumer dans les yeux d'un homme blessé, laisser aller la parole d'un groupe en proie aux incertitudes des changements, et tout à coup, savoir que rien ni personne ne "fait" quoi que ce soit, parce que chaque être humain est unique, indispensable et lumineux. Il suffit d' "Etre" à ses cotés, d'accompagner, puis de lâcher prise...


Oui un beau métier que celui de "libérateur d'autruches".autruche_019.gif


Et toutes les billevisées sur l'âge de la retraite, le travail à long terme, la fatigue qui s'installe parfois, sont alors balayées dans une nouvelle question : et si demain, une autruche  se libérait encore? Alors je reprends mon stylo, le vieux, celui qui écrit bien rond, j'écris comme à l'école, les idées qui me viennent, puis je cale des rendez vous dans le dernier joujou "geek", et me revoilà sur la route de la connaissance de nouvelles personnes uniques et indispensables, de nouveaux groupes qui franchiront eux aussi, l'étape de l'autruche enchainée à celle de l'autruche libérée:) ...peut etre... s'ils le veulent bien...


Oui c'est un beau métier vraiment. Merci Tom, de cette belle image.

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Published by Michelle Bourgoin - dans Général
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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 16:54

c'est une lumière quand même...


Et depuis une semaine, nous vacillons avec elle. 4202519693_0ac3c338f4.jpg

 

 

 

Peu importe ce que l'on peut dire, peu importe ce que l'on peut penser, ce qui importe là, aujourdh'ui, chaque instant, c'est qu'une petite flamme vacille, et nous vacillons avec elle.


Ce garçon qui venait de "plus loin", qui a eu dans la vie un Roc à ses côtés pour guider ses périlleuses traversées, un père, un papa, un homme brisé qui tient car il faut tenir.


Aujourdh'ui son "Roc" est là, près de lui. Et nous, dans cette attente, ne savons comment étendre nos protections pour aider, simplement, aider, par la pensée, n'osant tendre la main, de peur d'éteindre la lumière.


 "Courage", me dit-on, mais ce n'est pas moi qui doit avoir du courage, ceux qui souffrent avec lui ont la force de l'amour, de l'engagement, de la présence inconditionnelle. Nous, nous avons mal pour eux, et nous essayons seulement d'insuffler par les mots, l'énergie qui fait qu'un pas après l'autre, les épreuves s'effacent.


On dit que dans les grands comas, parfois le geste, la tendresse, la voix, passent le mur de la conscience et apaisent. On dit aussi que la force de la pensée peut écraser des montagnes, se transmettre de l'un à l'autre. On dit tant de choses. Pourtant, croire ou ne pas croire là n'est pas important, ce qui importe, c'est que si "c'était vrai" et qu'on passait à coté...Alors je lui parle, j'envoi vers cet enfant, car on est toujours un enfant pour ceux qui nous ont vu grandir, j'envoi vers cet enfant, la tendresse d'une grand'mère, la caresse de l'enfance, les mots qui mettent en paix, la chaleur du soleil, la vie, la vie, la vie...


J'ai mis du temps à écrire ici, ce drame, car il ne m'appartient pas, pourtant, si son père me lit, qu'il se dise que ces mots ne sont que le reflet de toute la tendresse qu'on leur porte. Je crois en la force de la pensée, de l'amour et du partage. Peut etre ces mots auront-ils à se faire un chemin vers lui, pour que la petite flamme vacille et se relève...


A tous ceux qui passent, et qui lisent ... juste une pensée de tendresse pour un petit garçon devenu grand, que la vie a encore fracassée en rencontrant la brutalité et l'agression.

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Published by Michelle Bourgoin - dans LA VIE tout simplement
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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 15:12

garf12.gif"Alors je tergiverse, je fuis, je m'efface, j'accumule les rancœurs, les frustrations, les non-dits..., je rentre dans ma coquille, je souris d'un air gêné, en un mot, je ne suis pas moi-même, puis je tente d'oublier, de ne pas y penser, de comprendre l'autre dans ce qu'il a voulu dire, d'excuser aussi..."

 

Petites phrases entendues au détour de mes pérégrinations professionnelles qui, chaque fois, me renvoient comme un miroir à mes propres faiblesses.

 

"J'veux qu'on m'aime, j'veux pas de cris, j'veux juste que l'on me porte attention, j'veux être RECONNUE", alors oui, je n'aime pas CE QUI POURRAIT ËTRE UN CONFLIT."0001.gif

 

Tous ces mots que j'aurais pu dire, écrire, maugréer, lancer.

 

Chaque fois qu'une discussion présente le "risque" d'une confrontation, nous agissons comme si le monde allait nous tomber sur la tête, en imaginant des réactions excessives, parfois justes, mais le plus souvent erronées. Parce qu'en fait, si nous allons au bout des choses, qu'est ce qui pourrait bien arriver, si un conflit éclatait? Le monde s'arrêterait de tourner? Notre vie en serait changée à jamais? On nous mettrait "hors jeu?"

 

Il y a tant d'émotions dans ces imaginaires qu'elles ne laissent plus la place à une réalité bien concrète : si j'ai quelque chose à dire, je peux le dire sans me mettre en danger, en relatant des faits, et les conséquences de ces faits, en expliquant ce que JE ressens, sans pour autant accuser l'autre des pires turpitudes.

 

Et en y regardant de plus près, nous avons plus peur de notre propre affirmation personnelle que de la réaction de l'autre, "on n'est même pas cap...", nous refusons la confrontation.

 

Cette confrontation pourtant, pourrait prendre une forme de dialogue 0002.gifqui dirait qu'avoir raison n'est pas forcément l'objectif, mais qu'être en résonnance serait un atout pour avancer ensemble. La peur qui  paralyse vient du fond de notre être, et la psychanalyse y déniche bien des ombres qu'il nous faut pourtant éclairer, au risque de se nier soi-même.

 

Ce chemin semble ardu pour certains, plus simple pour d'autres. L'idée serait pourtant d'être en observation plutôt qu'en réaction. Lorsque je réagis, je monte un mur infranchissable entre l'autre et moi-même. Lorsque j'observe avec bienveillance mais fermeté, ce qui se passe, je laisse à l'autre une porte grande ouverte, la main sur la porte toutefois, pour me protéger...et j'exprime mon choix de laisser la porte entr'ouverte, grande ouverte, ou...de la refermer.

 

Parfois je me dis que cette fuite est aussi une sorte d'orgueil : "voyez comme je suis calme, rien ne m'affecte, et même, je vous excuse pour votre maladresse...Je suis celle qui comprend, qui entend, qui conseille". Et de fil en aiguilles, je tricote ma vie, à la hauteur des frustrations quotidiennes que je ne sais pas gérer ,sous le prétexte d'une attitude bienveillante.

 

Et pourtant...Ca fait un bien fou de dire parfois : "Non, tu vois je n'ai pas très envie de venir", ou bien "Ecoutes, là tu dépasses les bornes, quand tu t'exprimes de cette façon, voilà ce que moi je ressens" ou encore "Il ne m'est pas possible d'accepter cette attitude" Tout ceci n'impliquant pas un ton agressif ou violent, il s'agit juste alors d'exprimer nos ressentis, nos choix, sans pour autant nous justifier ou juger l'autre.

 

Ne pas oser affronter une discussion qui s'annonce comme orageuse, est une attitude jumelle de celle qui consiste à ne pas "savoir dire non". Si je refuse peut être "qu'on ne m'aimera plus"... Peut être que je perdrais cette aura de générosité, de disponibilité qui est comme une seconde peau chez moi. Là encore, c'est l'image de moi-même que je négocie en niant "QUI je suis" pour n'être plus que "celle que les autres voudraient que je sois". Et ça arrange tout le monde jusqu'à...ce que tout craque et que j'explose :):)

 

La notion de "timbres" en analyse transactionnelle exprime tellement bien ces raz le bol que l'on balance un beau jour pour une action anodine qui n'en méritait pas tant : "cette fois c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase"

 

Et oui, mais en fait, ce vase pourquoi l'ais je laissé se remplir autant? Pourquoi n'ais je pas arrêté le robinet? Pourquoi ais je laissé le vase sous le robinet? Je suis responsable de mon vase et de mon robinet non? Eux, ils n'y sont pour rien si je les laisses couler et se remplir.

 

Si je laisse l'autre me déborder de ses sarcasmes, de ses réflexions, de ses exigeances, ou de ses humeurs, il n'y aura bientôt en moi, plus de place pour moi...

 

 

Notre propre lumière....


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