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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 17:55
Oui ce mot est à la mode, partout, dans les entreprises, les journaux, les bouquins, nous nous heurtons à ce mot : changement. Parfois, certains innovent en parlant de "rupture":) mais en fait, tout tourne autour du changement. Et sitôt que ce mot apparait, une peur intuitive met en route un processus inéluctable, instinctif et normal. 

Pour connaître ce processus, rendez-vous sur le site :
http://www.lva-coaching.com/  à la rubrique "déclic". Vous y trouverez un document tiré d'un bouquin très bien fait.

En fait, le changement n'est pas une mode, c'est un processus de vie. Tout change tout le temps autour de nous, en nous. 

Mais par sécurité, l'homme prend d'abord un temps de recul face au changemement. Qu'il soit heureux ou malheureux d'ailleurs. Qui ne s'est pas exclamé à l'annonce d'une super bonne nouvelle "oh non, ce n'est pas vrai" tout en se disant "oh si oh si oh si"....C'est le cerveau reptilien qui nous fait réagir par instinct. L'étape Instinctive contre laquelle il est inutile de s'insurger, de se battre, nous devons regarder ce qui se passe et lâcher prise en ...attendant la suite. C'est une étape de survie, qui nous met en quelque sorte en état de recul pour mieux appréhender ce qui va suivre.

Après l'instinct, voilà que l'émotion nous prend : une bonne colère, de préférence contre quelqu'un ou quelque chose, rarement contre nous-mêmes : il nous faut, pour survivre épouver cette émotion d'une façon ou d'une autre. Parfois cela éclate, parfois la colère est tellement rentrée, qu'elle ne se manifeste que par des attitudes de compensation : "ne plus manger, manger trop, parler beaucoup, se taire". Parfois cette étape passe très vite, parfois nous nous y enfermons pour un bon moment. Elle ne dure pas vraiment car il est très difficile de rester en colère très longtemps, alors nous passons  à l'étape suivante, ou nous repartons dans le "c'est pas possible". Là encore, inutile de se "gendarmer", de prendre sur soi, de vouloir expliquer à la personne qui vit ce scénario, le mieux est de laisser l'émotion s'exprimer en ....attendant la suite. Une émotion lorsqu'elle s'exprime de façon juste, trouve très vite sa place et évite l'enfermement dans un scénario répétitif.

L'émotion éprouvée, nous voilà sur les rives de la Raison : raisonnons raisonnablement entre personnes raisonnables. 
Etape dite du "marchandage", c'est le moment où nous laissons les choses se mettre en place "ok, bon d'accord, je veux bien déménager, mais ce sera à telle date, et je veux choisir moi-même l'entreprise" ou bien "bon, oui, nous réorganisons le département, mais je veux participer au choix de moyens, donner mon avis, être consulté, écouté"... Cette étape est un pas en avant qui nous projette déjà vers un futur "changé". 
Ici nous pouvons être utile à la personne qui éprouve ce changement, nous pouvons lui faire des propositions. D'ailleurs, c'est amusant parfois comme nos propositions sont refoulées, refusées, repoussées...Et oui, certains peuvent aller de l'avant et étudient vos propositions avec intérêt, mais d'autres, pour avancer à leur propre rythme ont besoin de refuser, pour mieux se proposer à eux-mêmes leurs propres solutions. Alors pas d'impatience si vous êtes rejetés, dites-vous que cette personne avance à son ryhme grâche à vos suggestions repoussées :)

Et parce que nous sommes des hommes et des femmes, que nous avons besoin de ressentir les choses, et de bien en comprendre les conséquences, nous revoilà aux prises avec l'émotion de nouveau. Ce n'est plus de la colère, plutôt une sorte de nostalgie, de tristesse. On se sent déstabilisé. Ici encore, nous pouvons être TRES utile pour accompagner celui ou celle qui ressent cela. 
Et oui, c'est le moment de projeter le futur, de montrer ce qui sera après ce changement, comment ce sera. Vous pensez "oui mais avant c'était tellement bien", et moi je vous dis "demain, plus tard, tu garderas le souvenir de ce qui a été si bien, et cela te renforcera pour vivre bien ce qui va être."

Et un beau jour, vous voilà devant l'acceptation raisonnable et heureuse du changement. Vous êtes ok avec ça. Oui vous acceptez ce changement mais.....cela ne se voit pas encore. C'est dans votre tête que cela se passe, intellectuellement, mentalement, raisonnablement, vous êtes ok. Mais vos comportements et vos habitudes restent encore sur le shéma ancien. 
Comment aider quelqu'un à franchir cette étape : en l'accompagnant pour faire ce qu'elle pense, mettre en oeuvre le changement, dans les détails, dans la décision d'agir. Par exemple un déménagement : ok, je suis ok...vous accompagnez en proposant une date, un appel au déménageur, une aide pour les premiers cartons....

Et ENFIN nous abordons le cap de l'acceptation comportementale : oui, c'est ok, je déménage et j'ai d'ailleurs fait tous ces cartons, donné tous ces vieux trucs, pleuré sur tant de souvenirs, conservé, ben oui, la vieille peluche de mon fils, ce vieux dossier sur lequel j'ai tant bossé...

Si vous avez des exemples de changement difficiles à vivre, proposez les ici, on en parle.

Il peut s'agir d'ailleurs d'épisodes énervants de la vie courante : par exemple, j'ai prévu ma journée et tout va de travers, alors chaque fois qu'un "travers" se présente, et bien je passe par toutes ces étapes, c'est épuisant oui, mais quand on les connait, on peut en rire aussi, et se dire "bon, je suis dans la phase rejet, alors je me donne le droit de le vivre....

Il peut s'agir de grands changements difficiles à vivre par exemple : un départ, un changement de patron, des démarches qui n'aboutissent pas et qui pénalisent votre vie.

Il peut s'agir aussi des changements heureux qui pourtant perturbent notre vie : la naissance d'un enfant. Et oui, la première année, bonjour les étapes aller-retour : ah non, c'est pas possible, je suis trop coincée, je ne sais pas m'y prendre, et la colère : ils ne pouvaient pas me prévenir tous ces gens qui savaient comment c'est une naissance, et le marchandage : je donne le bib et tu te lèves cette nuit, puis la nostalgie : oh lala, je donnerais cher pour avoir une vraie nuit à moi, une grasse matinée....et enfin l'acceptation : tu es là, tu fais partie de nous, je n'imagine même pas qu'il y a eu un "avant toi", d'ailleurs>.....je ferais bien un petit frère, une petite soeur et vlam on repart pour un tour..

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Published by Michelle Bourgoin - dans LE CHANGEMENT
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commentaires

Felixia 21/06/2007 08:48

Un tres bon exemple ... notre couple.Tout ce qui a eu trait à notre installation ensemble (depuis les premiers week end passé ensemble (ah mais non je dois aller voir mes parents (ss entendu Maman)) à la decision de faire un enfant, en passant par le simple aménagement/re-amenagement de l'appartement s'est fait ... dans la douleur. D'abord la mienne ("je t'aasure" ce serait bien suivi de larmes et de tempete) puis la sienne pcq quand j'ai eu compris pourquoi il freinait des 4 fers à tout ce qui etait changment, j'y suis allée à ma manière ... prevention, prevention et action, avec à la fin une demande de participation (couleur du tissu du canapé, des rideaux, choix du ou des meubles complementaires, choix dans lequel je n'interviens cette fois pas, que le changement soit aussi SON changement)Le seul dernier changement pour lequel je ne l'ai pas mis devant le fait accompli : un bb. Pas de blague ^_-, je dois déjà gérer seule un chat et un chien, si il y a un mouflet en plus (et ca c'est bien plus complexe), je ne m'en sortirais pas

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